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Mi-mai, ce sont 130 personnes en difficulté sociale qui ont emménagé dans le bâtiment entièrement reconstruit de la Cité de Lyon, le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale lyonnais de la Fondation de l’Armée du Salut. Chambres individuelles, nombreux nouveaux espaces collectifs, accueil de familles: plus de deux ans de travaux pour un nouveau départ.
Tout déménagement marque une nouvelle étape dans un parcours de vie. Début mai 2012, celui de la Cité de Lyon, qui fête ses cinquante ans en réintégrant son bâtiment avenue Thiers, entièrement repensé et réhabilité, marque carrément un nouveau départ. Plus de deux ans de travaux, financés en partie grâce à la générosité de près de 150 donateurs, ont transformé les anciens dortoirs en chambres individuelles (toutes meublées, disposant d’un réfrigérateur et d’une salle de bains complète et équipée), créé de nombreux espaces collectifs auparavant inexistants et mis aux normes l’ensemble du bâtiment. Bref, toutes les conditions pour une « nouvelle Cité » sont réunies.
Un réemménagement préparé et accompagné
« Même si l’on perçoit beaucoup d’angoisses à l’approche du déménagement, je pense que les résidants sont globalement heureux de s’installer dans le bâtiment réhabilité », témoigne Leila Selkim, chef de service. Il faut dire que, depuis plus de deux ans, les résidants sont hébergés dans cinq sites différents, « des sites qui ont formé autant de petites structures à l’atmosphère familiale ; du coup, le déménagement dans un unique bâtiment hébergeant 130 personnes peut être anxiogène pour certains », souligne Emmanuel Cascaro, le directeur adjoint de la Cité. Avant le réemménagement avenue Thiers, chaque résidant a déjà pu visiter une chambre témoin et exprimer son ressenti sur les nouveaux locaux. « Pour moi, l’important, c’est que chaque personne dispose de sanitaires individuels dans le bâtiment réhabilité», affirme Mme Biyo, une résidante. Pour un autre résidant, M.Ihamdanene, en revanche, « la surface des nouvelles chambres est très réduite par rapport à celles où l’on était hébergé jusqu’à présent, on est nombreux à le regretter ; cela dit, des sanitaires dans chaque chambre, c’est bien ! » De nombreuses informations ont circulé et été affichées dans les différents sites pour préparer le déménagement, qui s'est déroulé sur trois jours, du 9 au 11 mai et qui a été réalisé par les salariés en insertion professionnelle employés par l’établissement. « Dans la foulée, le Conseil de la vie sociale (CVS) de la Cité [comité élu par les résidants afin de les représenter] va organiser, le 22 mai, une réunion afin que tous les résidants se rencontrent et puissent échanger », précise M.Ihamdanene, représentant des résidants au CVS.
Un nouveau projet collectif
Si le travail de réinsertion personnalisé demeure la base de l’accompagnement proposé par les équipes de la Cité au côté des résidants, « celui-ci va encore plus mettre l’accent sur l’autonomie et s’articuler avec la nouvelle vie collective que nous allons créer », souligne Emmanuel Cascaro. « Pour cela, nous disposons désormais de nombreuses salles dédiés à des activités spécifiques (cuisine, bibliothèque, laverie pédagogique, future salle de gymnastique,…), qui vont permettre de recréer des microcosmes conviviaux entre résidants, selon les affinités. Plusieurs salles de réunion nous permettront aussi d’intensifier des temps d’échange collectifs, car nous comptons aller plus loin que simplement remettre le livret d’accueil à tout nouvel arrivant. » L’accompagnement collectif va être également renforcé. « Si les visites aux résidants dans les étages ne seront pas autorisées, afin de nous permettre de garantir la sécurité des personnes, les résidants vont pouvoir accueillir des visites dans des salles dédiées », explique Leila Selkim, « en particulier un appartement T3 en libre accès, que chaque résidant pourra réserver pour y préparer un repas avec des amis ou pour passer un week-end en recevant ses enfants. ». Autre nouveauté du bâtiment réhabilité et du nouveau projet de l’établissement : l’accueil de familles, dans un étage dédié et protégé, essentiellement des mères isolées avec leur(s) enfant(s). Cet étage dispose déjà d’une pièce dédiée aux enfants avec jeux. « La Cité réhabilitée va être un outil de travail et un lieu de vie répondant, dans le respect de leur dignité, aux besoins de nombreuses personnes, chacune dans sa situation singulière », conclut Emmanuel Cascaro.
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Publié le :11 janvier 2012
Dans le cadre du Plan Grand-Froid et afin de faire face aux besoins d’hébergement croissants, la Fondation de l’Armée du Salut a ouvert un nouveau centre d’hébergement d’urgence hivernal, dans le 19ème arrondissement de Paris, pour accueillir 40 personnes.
40 hommes seuls accueillis
Depuis le lundi 09 janvier 2012 et afin de faire face aux demandes d’hébergement restées jusque là sans réponse, la Fondation de l’Armée du Salut a ouvert au 66 rue de Mouzaïa – Paris XIX° un nouveau centre d’hébergement d’urgence. Ce nouvel établissement à connu, dès son ouverture une montée en puissance progressive quant à sa capacité d’accueil. Aujourd’hui, ce Centre d’hébergement d’urgence est rempli et accueille donc quarante hommes seuls orientés par le 115 et le Service Intégré de l'Accueil et de l'Orientation (SIAO) de Paris, dans le cadre du Plan Grand-Froid.
Jusqu’au 31 mars, fin de la période hivernale, les résidants sont hébergés par deux, dans des chambres spacieuses, et prennent leurs repas sur place. Des salles d’activités (bibliothèque, salle TV, jeux de société) sont mises à leur disposition tout au long de la journée.
Un accueil ouvert sur l’avenir
Ce dispositif de mise à l’abri du froid doit aussi permettre aux personnes qui le souhaitent d’entamer un travail social de réinsertion et de rencontrer des professionnels de santé du quartier. Au sein même de l’établissement, deux travailleurs sociaux aident les personnes accueillies à réfléchir à un projet de vie et à trouver des solutions pérennes qui puissent prendre la suite de cet hébergement d’urgence.
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Contact Presse :
Pierre-Baptiste Cordier
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