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Prestataire de service et facilitateur d’insertion

Prestataire de service et facilitateur d’insertion

Prestataires de services et facilitateurs d’insertion-suite

Les coordinateurs de deux ateliers et chantiers d’insertion (ACI) de la Fondation, à Lyon et Mulhouse, développent ici leur analyse : à mi-chemin entre accompagnement social et formation/insertion professionnelle, ces structures travaillent sous tension. « Nous avons compté 170 salariés en insertion en 2012 », présente Emmanuel Cascaro, le coordinateur de l’ACI et directeur adjoint de la Cité de Lyon. « Nous avons pris la décision de proposer à ces salariés des contrats initiaux de sept mois reconductibles. Cela permet d'avoir un premier mois d'essai, puis de faire un bilan avant de décider si l'on reconduit l'expérience. Ce système place d'emblée le salarié dans les conditions du monde du travail. Nous faisons tout pour faciliter sa recherche d'un emploi durable, mais il doit nous prouver ses motivations.» En parallèle, les bilans régulièrement réalisés tout au long de leur contrat permettent de détecter les difficultés rencontrées par les salariés : soucis de logement, de santé, de compréhension du français, de garde d'enfants, besoin de formation, etc. Tout est étudié pour mettre en place les réponses appropriées, avec l’appui et l’intervention des professionnels de l’ACI (conseillers d'insertion professionnelle (CIP), moniteurs techniques, etc.) « De plus en plus de personnes orientées par Pôle Emploi sont très éloignées du monde du travail. » poursuit Emmanuel Cascaro. «Et pourtant, nous devons atteindre des objectifs élevés de retour à l'emploi pour percevoir la totalité des subventions de l'État ! Nous avons malgré tout fait le choix de ne pas sélectionner les “meilleurs candidats” à l'embauche, mais de favoriser la mixité de nos équipes. J'espère que nous parviendrons à tenir. » 

Aider les salariés à reconstruire un projet de vie 

Récupération et revalorisation de vêtements, meubles et petits objets électro-ménager : Affaire d’entraide, l'ACI de Mulhouse, rattaché au Bon Foyer, l’établissement de réinsertion de la Fondation, est conventionné pour employer 45 personnes, hommes et femmes. «Nous sommes soumis aux critères d'éligibilité pour entrer dans le dispositif des emplois d'insertion, mais à l'intérieur de ce cadre, nous faisons très attention à assurer une mixité de profils dans nos équipes, souligne Camille Sonrier, la chef du service. Jeunes, plus âgés, étrangers, personnes atteintes d'un handicap… les chantiers d'insertion sont ouverts à tous ceux qui sont très éloignés du monde du travail. Au moment du recrutement, nos choix se font sur deux aspects : une bonne adéquation entre le poste qui se libère et les besoins de la personne. » Mais ce positionnement est de plus en plus difficile à tenir : les subventions de l'État sont liées au coefficient de “sorties positives” de la période d'insertion. « Or pendant les deux ans du contrat, nous avons également accompagné la personne au plan social. Nous devrions être évalués sur l'ensemble de ces actions. Ce contrat n'est qu'une première étape pour aider la personne à reconstruire un projet de vie, pas forcément une porte vers l'emploi de droit commun. »


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