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Les actualités

A la rue pendant deux mois, puis "un jour la Fondation de l'Armée du Salut m'a accueilli"

Publié le : 20 janvier 2016

Expulsé de son logement, perte de son emploi, à la rue pendant deux mois. La vie de Stéphane, 48 ans, a basculé en peu de temps. Aujourd'hui, accueilli par la Fondation de l'Armée du Salut, à la Cité de Refuge (Paris), il recolle progressivement les morceaux brisés de sa vie.

Vous êtes résident au Centre d'Hébergement de Réinsertion Sociale la Cité de Refuge-Centre Espoir : comment y êtes-vous arrivé ?

Stéphane : J'ai tout simplement été expulsé de mon logement. J'ai aussi perdu mon emploi dans le même temps. J'ai vécu deux mois à la rue. Je prenais le métro dans la journée pour me reposer un peu. Puis j'allais dans des accueils de jour. J'ai connu le Samu social qui m'a aidé. Et puis, j'ai toqué à la porte de la mairie pour avoir une domiciliation en tant que SDF. Des travailleurs sociaux m'ont aiguillé vers différents hôtels sociaux. Un jour, j'ai eu un appel du 115. C'était un dimanche. Ils m'ont dit : « On a trouvé quelque chose pour vous, il faut y être à 17h. ». C'est ainsi que j'ai atterri dans un centre de l'Armée du Salut dans une caserne militaire à Nogent-sur-Marne. C'est un centre ouvert trois mois l'hiver. Comme je travaillais, ils m'ont ensuite fait entrer en CHRS (NDLR Centre d’hébergement et de réinsertion sociale). Je suis à la Cité le Refuge depuis quatre ans. Tous les résidents donnent une petite participation financière. C'est pour nous habituer à payer un loyer pour la suite.

J'ai le souhait de renouer avec ma famille  

 

Comment l'Armée du Salut vous accompagne-t-elle dans vos projets ?

S. : J'ai eu de la chance de pouvoir faire une formation. J'ai ainsi un emploi de quatre heures par jour : je suis réceptionniste dans l'hôtellerie. L'Armée du Salut m'a aussi aidé à ouvrir mes droits : sécurité sociale, carte de transport, etc. Actuellement, elle m'accompagne dans ma démarche de demande de résidence sociale à la ville de Paris. Il s'agit de la dernière étape avant le logement. A terme, je souhaite avoir de nouveau mon appartement. J'ai aussi le souhait de renouer des liens avec ma famille. Ça se fait petit à petit...

Comment percevez-vous la situation sociale en France ?

S. : C'est sûr qu'il faut plus de logements. Mais la crise du logement, ça ne date pas d'hier. C'est un problème qui perdure de génération en génération. Notamment à Paris. Il faut aussi avoir un travail pour pouvoir avoir un logement. Je pense que c'est possible avec beaucoup de volonté. Il y a par exemple des contrats aidés.

Pour aller plus loin : 

Propos recueillis par Cécile Leclerc