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« Durant ce périple, j'ai beaucoup pensé aux femmes en difficulté que nous avons souhaité aider à travers ce défi sportif », Marc Brunet.

Publié le : 22 juillet 2015

380 km parcourus, 12 jours d’épreuve physique, 12 à 16 heures de marche en moyenne par jour, Marc Brunet a relevé le défi proposé par le GR20, en Corse. Derrière le défi physique se trouvait un projet social et solidaire qui consistait à récolter des fonds en faveur des femmes en situation de détresse, accueillies par la Fondation de l’Armée du Salut dans sa Résidence sociale de Thiais. Le président d’Aventure en Solidaire revient sur son aventure corse.

Quelle est votre impression sur ce GR20 en Corse ? 

Marc Brunet : Le terrain était très varié, avec des étapes assez faciles mais également des passages beaucoup plus difficiles, à la limite de l’escalade. Il fallait être vraiment bien préparé pour faire l’ensemble du parcours. J’ai entendu dire qu’il y a environ 40% des randonneurs qui partent du Nord de la Corse qui abandonnent en route, du fait de la difficulté du parcours. 

 

Comment organisiez-vous votre journée ? 

MB : Durant mon périple, j’avais des journées très longues afin de pouvoir remplir l’objectif que je m’étais fixé : je commençais vers 5h30 – 6 heures du matin et je m’arrêtais vers 9 heures du soir. Durant la journée, je faisais de petits arrêts réguliers ainsi qu’une pause pour le déjeuner. La grande majorité des randonneurs que j’ai rencontré commençaient en général assez tôt mais s’arrêtaient vers 14 heures – 15 heures. Ainsi, en début de matinée, je croisais du monde mais ensuite, de 16h à 21h, j’étais quasiment tout seul. 

 

Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées durant votre périple ? 

MB : Le 4ème jour, j’ai eu quelques douleurs aux genoux. J’étais un peu démoralisé et j’ai appelé ma femme pour qu’elle demande conseil à mon médecin. Ce dernier a dit qu’après une activité intensive (12h à 16h de marche), il était normal d’avoir les genoux qui gonflaient et j’ai donc décidé de continuer. L’avant dernière journée a également été très dure. Je n’avais plus d’énergie et plus d’appétit. J’ai quand même réussi à faire la plus longue étape du séjour et j’ai terminé dans la nuit, vers 10 heures du soir. Mais entre 9 heures et 16 heures, j’ai beaucoup souffert physiquement et j’ai avancé uniquement grâce au moral et à la volonté. Lorsque l’on fait de longues randonnées, le moral est aussi important que le physique. Je ne savais pas si j’allais parvenir jusqu’au bout. Avec le recul, je pense que cette journée a été particulièrement importante car je n’ai jamais souffert autant physiquement. 

Durant ce périple, j'ai beaucoup pensé aux femmes en difficulté que nous avons souhaité aider à travers ce défi sportif. Se retrouver seul, en pleine montagne, m’a permis de comprendre un peu mieux ce que peuvent ressentir les femmes qui se sont retrouvées seules. Lorsque l’on est seul, on est l’unique moteur des décisions. Donc, si je ne décidais pas d’avancer, de mettre un pied devant l’autre, personne ne serait venu me chercher. C’est un peu la même situation pour ces femmes, qui doivent avoir une grande volonté et une force en elle pour continuer à avancer, malgré les difficultés. 

Quelles ont été les conditions climatiques ? 

MB : La plupart du temps sur le parcours, il faisait frais mais il y avait quand même du soleil ; la nuit, la température devait descendre à 6/7°C et le matin, je partais tôt quand le soleil se levait et il faisait froid. J’avais un sac à dos avec tout mon équipement – nourriture, vêtements et couchage (sans tente) - pour chaque période (aller et retour), et qui pesait autour des 8 kilos. 

 

Qu’est-ce que ce quatrième défi sportif et humanitaire vous a-t-il apporté ? 

MB : Pour moi, cela a encore été une aventure très enrichissante à tous les niveaux. J’ai encore appris sur mon corps, mes capacités, mes limites. J’ai pu également comprendre la situation des personnes ressentant des difficultés, l’état d’esprit dans lequel on peut être quand on est seul dans une situation qui semble inextricable. J’ai pu mesurer l’importance de la volonté et de la réussite qui ne dépendent que de moi. Physiquement, cela ne m’était jamais arrivé de toucher le fond comme cette fois-là. Mais ce fut une expérience magnifique avec la découverte de paysages extraordinaires. 

 Propos recueillis par le service de communication
Crédit photo : Marc Brunet

Pour aller plus loin : 

 

L'association Aventure en solidaire organise le jeudi 23 juillet à Valence (Drôme) un cocktail collaboratif durant lequel Marc Brunet reviendra sur son périple corse. Invitation à télécharger ici