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Les actualités

La Maison Ellen Osler : la vie après la prison

Publié le : 6 janvier 2016

L’Armée du Salut a ouvert au Canada, il y a 15 ans, un établissement qui accueille les femmes en résidence surveillée, pour les aider à se réinsérer en fin de peine. Entretien avec Marguerite Ward, colonel de l’Armée du Salut, qui dirige la Maison Ellen Osler, à Ontario.

Quel est l’objectif de votre maison d’accueil pour femmes ? 

Marguerite Ward : Notre programme d’action se fait en partenariat avec le ministère fédéral de la Justice canadienne. Il s’adresse à des femmes qui, devant purger de longues peines, ont la possibilité d’en accomplir une partie en résidence surveillée. C’est là que nous intervenons. Nous les voyons en prison avant leur sortie, pour préparer leur venue chez nous, puis nous les accueillons jusqu’à la fin de leur peine.

Quel est le profil de ces femmes ?

M W : Il est assez variable, mais nous nous occupons beaucoup de femmes issues des minorités autochtones, qui sont souvent victimes de la violence des hommes. Elles ont entre 23 et 63 ans. Daniela, par exemple, est arrivée ici après 7 ans de prison, pour avoir tué le compagnon qui abusait de sa fille. Avec une addiction à la drogue et à l’alcool, c’est un énorme travail sur elle-même qui a dû être fait pour s’en sortir. Elle a réussi à trouver un travail et s’occupe maintenant de ses petits-enfants, comme n’importe quelle mamie. 

La détresse de ces femmes doit être grande après ces années d’emprisonnement. Comment gérez-vous cette période intermédiaire, avant le retour à la liberté ? 

M W : Notre équipe est mobilisée pour les préparer au mieux au retour à la vie autonome, avec écoute et respect de leur parcours, mais aussi en les aidant à tisser des liens sociaux et affectifs. Beaucoup d’entre elles renouent avec leur famille une fois dans la Maison Ellen Osler. Nous prenons également soin de les intégrer au voisinage, ce qui n’était pourtant pas gagné au départ ; les gens du quartier étaient inquiets à l’idée que des délinquantes habitent à côté de chez eux. Nous avons tissé avec eux des relations de confiance et tout se passe très bien maintenant. 

Pour plus d’informations :


Crédit photo : Armée du Salut Canada 


jav-pop.net