
« Les officiers sont notre priorité.
Nous avons à cœur de soutenir, accompagner ceux qui sont au front. »
Le Général a nommé le lt-colonel Massimo Paone au poste de secrétaire-en-chef pour notre territoire France-Belgique. Cet officie,r consacré en 1977, âgé de 57 ans, est père de trois filles et marié avec la lt-colonnelle Jane Paone, présidente territoriale des mouvements féminins. Notre nouveau secrétaire en chef a bien voulu répondre à quelques questions d’Avec Vous.
- Colonel, en quelques mots, pouvez-vous dire à nos lecteurs qui vous êtes ?
Bien qu’Italien de naissance, je ne suis pas catholique. Je suis né dans une famille chrétienne de tradition protestante et salutiste. Mes parents et grands parents étaient salutistes également. Il a toujours été pour moi évident que l’Armée du Salut est mon Eglise. Devenir officier de l’Armée du Salut était donc, pour moi, une manière de servir le Seigneur dans un mouvement à dimension internationale.
La France n’est pas pour moi, un pays inconnu, j’y ai fait ma formation d’officier. J’aime beaucoup ce pays, j’y suis même attaché. Beaucoup de mes amis sont des salutistes français. J’ai eu le privilège de revenir servir dans ce pays pendant 6 années. D’abord à Paris, comme secrétaire de jeunesse pour la division Paris/Ouest puis officier responsable dupPoste de Nancy.
Ensuite, j’ai été appelé à servir en Grande Bretagne avant de prendre la responsabilité du « command » en Italie. Dans ce dernier poste, j’ai eu beaucoup de joies, beaucoup de découvertes étonnantes et vu de belles choses s’accomplir. Notamment, le commencement de l’Oeuvre en Grèce. Je me place résolument en serviteur du Seigneur dans l’Armée du Salut. Qu’il fasse de moi, un « ami » utile à l’annonce de Son Règne dans ce Territoire de France-Belgique.
- Le Général vient de vous nommer secrétaire en chef pour notre Territoire. Quelles seront vos préoccupations principales dans l’exercice de ce ministère ?
Tout d’abord, je me place résolument sous l’autorité du Colonel Duchêne, chef de Territoire. Mon ministère est de l’aider, d’être à ses côtés, de le soutenir, autant que je le peux, dans la gouvernance quotidienne et dans la mise en application des objectifs pastoraux fixés (cf éditorial).
L’exercice du ministère d’officier, dans un poste, est particulièrement exigeant avec beaucoup de sollicitations extérieures. Je souhaite aller sur le front, rencontrer les officiers dans leur poste, les écouter et les rejoindre dans leurs questionnements. J’avoue ne pas être « un homme de dossiers » - ils seront tout de même traités – mais un homme du front, de la rencontre. Ce qui m’importe c’est d’être un facilitateur du ministère des officiers.
- Quelques jeunes réfléchissent sérieusement, dans notre Territoire, à devenir officiers. Que souhaitez-vous leur dire et quels conseils donneriez-vous à leurs aînés qui les accompagnent dans cette réflexion ?
Devenir officier, c’est choisir de répondre à l’appel du Seigneur d’aller « travailler à sa moisson ». Les moissonneurs, déjà au travail, doivent être exemplaires de dynamisme, d’enthousiasme et d’audace. C’est cela être disciple de Jésus.
L’appel au ministère d’officier est au cœur de ma prière. Je souhaite que ceux qui s’interrogent avancent sur le chemin de liberté qui est le chemin du Seigneur. Qu’ils répondent à la mesure du désir que le Seigneur a mis dans leur cœur. Puissent-il méditer sur le verset 11 de l’épître aux Romains au chapitre 12 : « Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur ».
- La Belgique et la France forment un seul territoire depuis le 1er janvier. Quelles seront vos actions pour renforcer l'unité de ce nouveau Territoire ?
La Belgique est une composante très importante de notre Territoire. Depuis que je suis arrivé, j’ai déjà beaucoup entendu parler de la Belgique. Son action est valeureuse et ceux qui la font ne ménagent pas leur peine pour construire le Royaume. Il est important que les salutistes Belges et Français sentent qu’ils appartiennent à un Territoire plus large que leur pays. Le chrétien, d’ailleurs, doit se sentir « citoyen du monde » (cf. Eph 2, 20).
Je me rendrai régulièrement en Belgique, pour visiter, rencontrer, écouter. Je porte, sous la responsabilité du chef de Territoire, le souci de rendre notre Territoire de plus en plus unifié dans le respect des spécificités et des traditions de chacun.
- Dans quelles dispositions intérieures, abordez-vous votre nouveau ministère ?
Le Seigneur que nous servons est fidèle, il est le Tout Puissant. Jamais, Il ne m’a oublié ou abandonné. Sa fidélité est constante et réelle. Aussi, je m’en remets pleinement à Sa sagesse dans la grande tâche qui vient de m’être confiée.
Trop souvent, nous limitons Dieu, nous croyons en Lui comme nous croyons en les hommes. Nous ne devons jamais Le limiter. Nous sommes les ‘serviteurs quelconques’, les amis et enfants d’un Dieu qui est tout puissant. Comptons d’abord sur Lui et Sa grâce et lançons-nous ensuite dans le combat. Ainsi, nous prendrons le bon chemin, celui qui mène à la victoire.
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