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| Accompagnement spirituel / Aumônerie |
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Il y a chez tout homme une
dimension spirituelle dont l'expression est propre à chacun.
Les
personnes en difficulté sont aussi sensibles que d’autres,
sinon plus, aux questions existentielles. |
Comment ne pas prendre
en compte les blessures de la vie, les ruptures, les échecs,
l’absence de perspectives, d’amour, la solitude, la
faiblesse, la dépendance, les deuils ? Les explications
rationnelles n’y suffisent pas. Chaque personne a besoin
de se retrouver en harmonie avec elle-même.
La Fondation de l'Armée du Salut
offre, à ceux qui en manifestent le besoin, un espace
d’écoute
en dehors du cadre institutionnel, du temps pour la rencontre,
pour l’échange, la parole, la réflexion.
La Fondation de l’Armée du Salut se situe pleinement
dans sa filiation historique et internationale avec la Congrégation de
l’Armée
du Salut en France dont elle est issue, et dont les valeurs chrétiennes
(foi, espérance, charité) sont à l’œuvre
dans son action en respectant la liberté de conscience
de chacun de ses salariés et des personnes qu’elle
accueille.
L’offre d’accompagnement spirituel est prévue
par le cadre législatif et réglementaire des établissements
sociaux et médicosociaux. Elle s’inscrit également
dans les statuts et dans le projet de la Fondation, dans une
conception qui n’est ni cultuelle, ni ritualisante.
Un groupe de travail de la Fondation a réalisé un document d'orientation
sur le sujet. Il clarifie les concepts et définit les
modalités
de sa mise en œuvre.
Il rappelle en préalable que la démarche ne repose
pas sur un rapport de " sachant à apprenant,
ni sur une option à adopter, mais d’un cheminement, à un
moment donné de l’histoire d’une personne,
dans le strict respect des acteurs et des bénéficiaires. " |
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Dans les établissements (exemples)
:
- Au domaine
d’Auvilliers,
dans le Loiret, un couple d’officiers avec l’un ou
l’autre membre du personnel et des invités anime
des rencontres hebdomadaires auxquelles participent une dizaine
de résidents, des personnes handicapées mentales.
Les échanges
et discussions portent non seulement sur des sujets spirituels,
mais aussi sur des faits de société ou des événements
qui peuvent se produire au Château (décès,
mariage…).
Les officiers visitent aussi les résidents hospitalisés.
Les contacts individuels se prêtent à des questions
plus personnelles.
- Au Château
de St-Georges-les-Bains,
en Ardèche, la présence d'un aumônier et
d’intervenants extérieurs favorise la parole de
la personne confrontée à la maladie. Sa fonction
se traduit par un accompagnement du patient et, occasionnellement,
de sa famille. Cette fonction prend en compte les sensibilités
et pratiques spirituelles des patients. La fréquence de
la table ronde à thèmes répond à la
demande. L'aumônier organise également des activités
culturelles et de loisirs.
- À la Résidence
Catherine Booth, à Paris,
un couple d’officiers habite sur place. Résidants,
des hommes et femmes en difficulté, et salariés
connaissent leur disponibilité pour une écoute,
un entretien en toute confidentialité ou un service.
L’aumônerie est aussi un lieu
d’entraide, d’information et d’accompagnement
de la personne dans ses difficultés ou dans sa fragilité.
Rencontres, discussions, séances vidéo avec débat
ont lieu régulièrement.
Le groupe de parole est ouvert au dialogue interreligieux.
La disponibilité de
l’officier et de son épouse facilite le contact,
un encouragement, une parole d’apaisement ou de réconfort,
ou un conseil pratique. Les personnes hospitalisées
apprécient les visites. En 2007, au décès
d’un résidant, un grand nombre de résidents
ont apprécié une
veillée dans le recueillement.
Le même officier rencontre également les personnes
accueillies au Palais du Peuple,
et au centre « Lits Halte Soins Santé »,
- Au Centre éducatif
et de formation
professionnelle de Morfondé,
l’accompagnement
s’oriente vers les familles des jeunes accueillis par
l’établissement.
Un officier visite régulièrement des parents
souvent eux-mêmes en grande difficulté, qui se
débattent
dans une solitude absolue contre la précarité et,
le cas échéant, contre la dépression :
familles monoparentales, foyers recomposés dans lesquels
les enfants ont du mal à trouver leur place, familles
issues de l’immigration dont les parents ont eux-mêmes
des difficultés à s’intégrer. Le
travail de l’accompagnant, en dehors de tout rapport
institutionnel, est un véritable soutien pour ces gens
qui, malgré leurs
problèmes, font de leur mieux pour tenir
le cap.

« Nous reconnaissons qu’il
existe chez l’homme une dimension qui peut favoriser
son épanouissement, le porter au-delà de ses
seules capacités physiques et intellectuelles, ouvrant
un autre espace, une dimension spirituelle qui le complète,
le transcende et peut le servir dans sa quête d’une
place dans le monde et en harmonie avec le monde. »
Le groupe de réflexion sur l’accompagnement
spirituel |
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