Armée du Salut Réinsertion
 
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Agir au cœur du système pénitentiaire
et préparer la vie après la prison
© ADS   Dès son origine, l'Armée du Salut s'est préoccupée du sort des prisonniers et de leurs conditions de détention. En 1928, elle obtient l'autorisation de mener une enquête au bagne de Cayenne. Le rapport du jeune officier Charles Péan sur la situation dramatique des 12 000 prisonniers décidera de l'envoi en Guyane d'une équipe d'officiers volontaires qui mettent en place une action humanitaire.
Au même moment, les interventions se multiplient en métropole. Cela aboutira à la suppression du bagne en 1938, réellement effective en 1953.

Entre 1945 et 1949, l'Armée du Salut soutient et aide les derniers bagnards de Guyane à retourner en métropole et à se bâtir un nouvel avenir. En effet, à la fermeture du bagne en 1946, l'Armée du Salut est chargée de rapatrier près de 4 000 survivants. Les bagnards une fois arrivés en France doivent être logés, et l'Armée du Salut est donc amenée à aménager un de ses domaines, celui de Radepont, pour les accueillir dès 1952. Le domaine se spécialise un temps dans l'accueil des multirécidivistes dont la libération n'est envisageable qu'avec la garantie d'un logement et d'un travail. En contribuant à la prise en charge des bagnards, l'Armée du Salut se fait connaître auprès de l'Administration pénitentiaire.

Aujourd'hui

Le Service des prisons propose des activités permanentes en faveur des détenus, telles que visites, organisation d'activités récréatives, aumôneries, ... et ce depuis soixante ans. Chaque année, la Congrégation de l'Armée du Salut visite 500 détenus dans une trentaine de maisons d'arrêt et réalise 3 000 visites. 10 aumôniers et assistants d'aumônier visitent les prisons et célèbrent des cultes, en apportant un message d'espérance.

A Noël

Pendant la période de Noël et des fêtes de fin d'année, une équipe de dix personnes de la Congrégation de l'Armée du Salut assure la tournée des prisons. Cette tournée représente 4500 kilomètres et consiste à visiter 17 centres de longue peine. Cette équipe monte un spectacle, qui apporte aux détenus à la fois une distraction et un message. Un cadeau est offert à chaque détenu, soit 2 500 colis distribués.

© ADS

Et après

La Fondation de l'Armée du Salut prend également part à la mise en place des peines de substitution tel que le Travail d'Intérêt général -TIG- (entretien des espaces verts, peinture, nettoyage, maçonnerie, ...). Les TIG évitent un emprisonnement de courte durée, dès lors qu'elle ne s'avère pas indispensable, tout en favorisant l'insertion sociale du condamné.

En collaboration avec d'autres associations et en liaison avec des centres d'hébergement, la Fondation de l'Armée du Salut travaille également à l'accueil des sortants de prison. Bien qu'elle ne dispose pas pour eux d'une structure spéciale, il n'est pas rare qu'elle en accueille dans ses établissements (Résidence du Vieux Marché à Rouen, Château de Radepont dans l'Eure, Le Phare au Havre, ...).

Responsable :
Major Jean-Paul Thöni.