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- Préambule
- Principes de base
- Les risques liés aux contreparties
- Vérification des dons et des legs
- Le risque de change
- Gestion de la trésorerie, les
produits utilisés
- Gestion du risque de taux
- Rappel déontologique spécifique
à la gestion de la trésorerie
Préambule :
Le texte ci-après a pour objet de
définir les règles élémentaires
à suivre pour une gestion saine de la trésorerie
courante de la Fondation et de ses ressources financières.
Principes de base :
La trésorerie de la Fondation doit être gérée
en bon père de famille. En aucun cas sa gestion ne
peut être déléguée à un
prestataire extérieur à la Fondation. Aucun
mandat de gestion de portefeuille ne peut être confié
à un tiers.
Les encours financiers et autres excédents de trésorerie
sont placés prioritairement auprès des banques
qui accordent des prêts ou des lignes de crédit
à la Fondation.
Les risques liés aux contreparties
1. Les risques de contreparties doivent être
clairement énoncés. Chaque ouverture de compte
dans un nouvel établissement bancaire, société
de bourse, société de gestion, entreprise d'investissement,
ou tout dépositaire d'actif financier appartenant à
la Fondation doit faire l'objet d'une information écrite
au Trésorier.
2. Une liste des établissements teneurs de compte (maison-mère
et filiale à l'exclusion des succursales de province)
doit être disponible et mise à jour à
chaque changement et vérifiée au moins une fois
par an par le Commissaire aux Comptes.
3. Il appartient au Bureau de la Fondation de vérifier
et de juger de l'évolution du risque de contrepartie.
4. La Fondation doit privilégier l'ouverture de comptes
dans des établissements de bonne réputation
éthique.
5. Tous les comptes ouverts à
l'étranger doivent sans exception figurer sur une liste
contrôlée annuellement par le Commissaire aux
Comptes. A partir du 31 décembre 2002 les comptes ouverts
dans des pays figurants sur la liste du GAFI et principalement
le Luxembourg, la Suisse, l'Irlande, Monaco, Andorre, Gibraltar,
les îles anglo-normandes, le Lichtenstein doivent faire
l'objet d'une mention spéciale en annexe de la publication
des comptes annuels. L e Trésorier devra à cette
occasion justifier de l'ouverture, du maintien et des mouvements
sur ces comptes.
Vérification
des dons et des legs
1. La Fondation ne
peut en aucun cas bénéficier de don ou de legs
provenant d'une personnalité notoirement réputée
pour ses idées extrémistes, contraire aux droits
de l'Homme ou aux principes généraux de la Fondation.
En cas de doute il appartient au Bureau de la Fondation d'informer
le Conseil d'Administration pour statuer.
2. La Fondation ne peut en aucun cas bénéficier
de fonds provenant d'un trust, ou d'un fonds réputé
offshore. L'origine des fonds doit être clairement identifiée.
Le risque de change
Aucun risque de change n'est autorisé, à aucun
niveau. Ce risque doit être systématiquement
soldé au comptant ou à terme.
Gestion de la trésorerie, les produits
utilisés :
La trésorerie de la Fondation doit être gérée
en bon père de famille. Les liquidités disponibles
doivent faire l'objet d'un placement systématique à
court terme. La Direction Financière reçoit
une délégation de gestion du Trésorier
pour le placement de ces liquidités.
Elles ne peuvent être investies dans des titres de
créance négociable d'un rating inférieur
à BBB ou réputés créances à
hauts risques.
Toutes activités spéculatives sur des indices,
des titres cotés, des marchés à terme,
ou des produits dérivés sont strictement interdites.
Seul un portefeuille d'investissement géré
dans une optique à moyen terme peut être constitué.
Ce dernier peut contenir :
-des titres non-cotés
-des titres cotés sur des marchés réglementés
-des obligations " ratées " au minimum BBB
-des parts de FCP ou de Sicav visée par la COB y compris
en procédure allégée.
-des convertibles cotées ou non
Tout investissement dans une société non cotée
doit faire l'objet d'une approbation par le Conseil d'Administration
sur la base d'un dossier de présentation complet, prévoyant
si possible la conclusion d'un pacte d'actionnaires en faveur
de la Fondation. La Fondation ne peut acquérir de part
de FCPR (fonds commun de placement à risque).
En cas de don ou de legs de part de ce type de produit en
faveur de la Fondation, le Trésorier devra négocier
si possible la sortie par anticipation de ce type de fonds.
Le portefeuille d'investissement ne peut également recevoir
d'actifs reçus par don ou par legs en attente d'affectation.
En règle générale, la Direction Financière
doit réaliser la vente des actifs au mieux, en gérant
en bon père de famille dès que le Conseil a
statué sur l'affectation et que la disponibilité
est acquise sans contestation des éventuels ayants
droits.
Si la Fondation a effectivement reçu le don ou le
legs mais qu'il fait l'objet d'une procédure de contestation,
il doit rester en l'état en portefeuille d'investissement
sans qu'aucune couverture optionnelle ne soit utilisée.
Ce portefeuille d'investissement doit être communiqué
au Trésorier au moins une fois, à la fin de
chaque trimestre, ainsi qu'une réévaluation
et une analyse de l'écart de réévaluation.
Le Commissaire aux Comptes doit vérifier la qualité
de la réévaluation.
Gestion du risque de taux :
La Fondation peut emprunter à taux variable ou à
taux fixe, il appartient au Conseil de se prononcer sur ces
emprunts et de recevoir l'autorisation du Préfet de
Paris.
Si des circonstances graves et exceptionnelles se présentent
( crise financière grave ou hyper-inflation..) le Bureau
peut prendre en urgence des dispositions de nature à
protéger les intérêts de la Fondation
et utiliser tout instrument de couverture idoine. Ces dispositions
seront par la suite présentées au Conseil.
Courtages et frais bancaires :
Une grille des tarifs de courtage et des frais bancaires
doit être communiquée au trésorier et
mise à jour tous les semestres. Ces tarifs doivent
respecter les usages en vigueur.
Rappel déontologique spécifique
à la gestion de la trésorerie :
Les Membres du Bureau, le Directeur Général
ainsi que le Directeur Financier ne doivent pas avoir de relation
familiale ou affective avec un employé responsable
de notre compte dans une contrepartie financière de
la Fondation.
Si ce cas de figure se présente il appartient à
l'intéressé d'informer les membres du Conseil.
Il est souhaitable mais non obligatoire que les membres du
Bureau informent le Conseil d'Administration de la liste des
établissements financiers dans lesquels ils détiennent
un compte joint ou non à titre personnel.
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