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| Résidence William Booth |
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Implanté
dans les quartiers Nord, l'établissement de Marseille
est auprès des personnes en difficulté
depuis 1930. |
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| A
l'origine, une ancienne tannerie
En 1930, l'Armée
du Salut achète une ancienne tannerie dans les
quartiers nord de Marseille et l'aménage en
centre d'accueil pour 400 hommes, appelé
le Foyer du Peuple.
Pendant des années, sa vocation première
fut l'accueil d'urgence en réponse
aux nécessités immédiates pour
des populations démunies de tout. Vivant au rythme
des événements, il a vu arriver les chômeurs
de la crise des années 30, les hommes pris dans
la tourmente des années 40, les anciens bagnards
de Guyane, les rapatriés d'Algérie et
bien d'autres.

Une chambre en 1932
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La création d'ateliers
Au fil des années, ce lieu a vécu plusieurs
transformations du bâtiment et a connu plusieurs
évolutions, entraînant une augmentation
du nombre de salariés, permettant de faire progresser
la qualité de l'accueil.
C'est ainsi que dans les années 70,
un service de réadaptation par le travail
fut mis en place, permettant d'occuper certains pensionnaires
dans divers services de l'établissement (cuisine,
hôtellerie, lingerie, entretien) et dans des ateliers
annexes. Dans le cadre de ces activités, les
bénéficiaires, en plus de la pension gratuite,
recevaient un pécule.
Les ateliers étaient
regroupés dans une usine désaffectée
proche du foyer. Ils se composaient de plusieurs services
: menuiserie, mécanique, tapisserie, matelasserie.
Celle-ci effectuait notamment la réfection de
la literie des hôpitaux de l'Assistance Publique.
Une laverie travaillait avec d'autres centres d'hébergement
ainsi qu'un service de ramassage qui récupérait
cartons, journaux, vêtements, meubles. Certains
objets alimentaient le magasin de vente de brocante
et de friperie. D'autres pensionnaires valorisaient
les cartons, papiers, textiles, en vue du recyclage
des matières premières.
L'objectif était
de réapprendre à ces personnes des automatismes
par des habitudes régulières de travail
(ponctualité - assiduité - rendement)
et de leur redonner goût à exercer une
activité professionnelle.
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Un
établissement qui évolue
Puis, la parution d'un text en 1991 demande aux CHRS
de mieux adapter leur activité par rapport à
- la définition actualisée de leurs
missions ;
- un encadrement et un personnel qualifié
efficace, capable d'accompagner l'évolution
personnelle de chaque personne accueillie ;
- un travail en partenariat de l'établissement
avec les autres organismes sociaux ;
- des conditions d'accueil respectant la dignité
des personnes, favorisant l'épanouissement
et le retour à un mode de vie autonome.
Vers 1993, soucieuse de réaliser
au mieux ces nouveaux objectifs, la réhabilitation
des locaux, devenus inadaptés avec ses
anciens dortoirs, a été décidée.
En parallèle, un plan de redéploiement
fut élaboré, définissant de nouveaux
objectifs à atteindre, avec à la clé
un projet pédagogique clairement défini.
Ceci entraîna un remaniement complet du personnel
suivi de mutations, de formations, de suppressions,
mais aussi de créations de nouveaux postes, surtout
en ce qui concerne l'équipe socio-éducative.
Le service le plus touché par cette restructuration
fut celui des " ateliers " qui a dû
être supprimé. En effet, dans sa forme
existante, indépendamment de son coût élevé,
il ne constituait plus un véritable outil d'insertion.
L'établissement poursuit sa vocation d'accueil
en complétant l'hébergement en CHRS par
11 studios et un service de suite. Les professionnels
de l’action sociale et médico-sociale de la Résidence William Booth se concentrent sur le suivi individuel
en vue de la réinsertion. Deux initiatives complètent
l’action au quotidien du CHRS :
- Parmi les hommes accueillis, une convention annuelle
avec la DDASS prévoit 8 places ainsi qu’un
suivi spécifique de personnes atteintes du VIH.
- Un partenariat conclu avec les « Restos du cœur
» permet la préparation de repas en plus
de ceux distribués dans un restaurant mobile
par la Fondation Armée du Salut et ses bénévoles.
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