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Les soupes de nuit ont commencé en France il y a 80 ans.

Soupe de nuit à Paris en 1925 |
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Une officière d'origine hollandaise, Cornélie Bosch, nommée à la direction du "Service de la Charité" (un service social centralisé), à Paris s’émeut des "sans taudis". Ils sont en haillons, dans leur misère extrême, sous les ponts de la capitale ou dans les recoins des Halles où ils se réfugient pour dormir.
Cette femme, par sa naissance et sa fortune, appartient aux milieux aisés de la société. Pendant plusieurs années, au cours des longs mois de l'hiver, elle parcourt en pleine nuit les quartiers les plus tristes de la capitale. « Elle se penche sur les pires déchets de l'humanité, avec le bol de soupe fumante et la parole d'espérance » écrit-t-on d’elle en 1931. |
Les "soupes de nuit" font de nouveau parler d'elles pendant le fameux hiver 54, année de l'appel de l'Abbé Pierre.
En 1981, la "nouvelle pauvreté" apparait. Le major Greslé, directeur du Foyer du Peuple à Marseille, recommence, de sa propre initiative, une distribution
de soupe pendant la période la plus froide de l'hiver.
L'année suivante (1982) nommé à la Cité de Refuge à
Paris XIIIème, il organise une distribution itinérante dans la capitale. Les directeurs suivants poursuivront cette action.
En 1994, le Siège reprend la gestion des Soupes de nuit, de novembre à février.
En 2003 et 2004, les Soupes sont même prolongées jusqu’en avril. Et pour la première fois en 2005, elles s’organisent à Paris pendant l’été pour répondre aux besoins pressants
Les "soupes de nuit" aujourd'hui
Depuis 2005, l'Armée du Salut poursuit
ses soupes de nuit toute l'année. Avec une augmentation du
nombre de femmes et de personnes âgées, elles sont devenues
très importantes, particulièrement quand certains lieux d'accueil
ferment en été.
Eté comme hiver, elles ont autant de succès. Près de 500
personnes s'y pressent certains soirs. |
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 Soupe de nuit d'été à Paris en 2005 |
L’attention est portée sur l’importance d’un repas le plus équilibré possible et de la soupe à volonté ainsi
qu’à la qualité
de l’accueil. Le nouveau véhicule mobile de l’Armée
du Salut - financé exclusivement par les donateurs - facilite le service aux usagers et le stockage des denrées.
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