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Femmes en difficulté

Les réponses de l'Armée du Salut

Les difficultés des femmes seules ou en famille, est au cœur de l'action menée par l’Armée du Salut. Ces actions ont sans doute étaient impulsées par Catherine Booth, fille des fondateurs, qui fut une des pionnières du mouvement en France dans les années 1880.

Adolescentes en difficultés, femmes victimes de violence, mères seules ou célibataires, femmes âgées : à toutes les étapes de leur vie, la Fondation de l’Armée du Salut se mobilise pour venir en aide aux femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à se présenter dans les centres d'accueil.

Souvent sans ressources, à bout de forces, victimes de violence, sortant de prison ou de la prostitution. Elles sont plus réticentes que les hommes à demander de l'aide, et connaissent des situations de très grande exclusion.

Nos réponses

Nos réponses

En France, ces jeunes filles et ces femmes peuvent être prises en charge dans la plupart de 94 établissements et services de la Fondation de l'Armée du Salut.

Les femmes seules bénéficient d'un accueil spécifique dans trois d'entre eux, le Palais de la Femme situé à Paris, la Résidence sociale de Thiais dans le Val de Marne et le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale les Glycines à Nîmes.

Les jeunes mères sont accueillies à la Résidence maternelle les Lilas à Paris. Sur Nîmes et sa région, le Centre Les Glycines est le seul établissement réservé aux femmes seules ou avec enfant. Encourageant l’autonomie, son fonctionnement est original. Les logements sont dispersés dans toute la ville.

Le principe mis en oeuvre est celui de l’appartement partagé : deux femmes vivent sous le même toit, mais chacune possède sa propre chambre ainsi que sa clé. «Cette cohabitation permet de rompre l’isolement. Les deux femmes peuvent ainsi s’entraider pour garder les enfants et s’appuyer, explique le directeur. À l’inverse, les petits conflits du quotidien les obligent à respecter des règles de vie. Enfin, la vie à deux étant moins confortable qu’un logement à soi, les femmes ne sont pas tentées de s’installer trop longtemps. »

Les professionnels des Glycines les écoutent, les accompagnent progressivement dans leurs démarches pour trouver logement et emploi. Cette transition vers l'autonomie est un succès puisque la plupart des femmes repartent des Glycines avec une solution. La seule ombre au tableau est le manque de places.

Residence Thiais

Résidence sociale de Thiais

À Thiais, en région parisienne, la résidence sociale est la dernière étape pour les femmes avant un nouveau départ dans la vie. Accueillies, seules ou avec de jeunes enfants, elles atteignent la fin de leur parcours de réinsertion à la sortie de la résidence sociale. Moins vulnérables qu’aux premiers temps, elles vivent en semi autonomie dans l’un des 45 logements.

"Pour elles, c’est un soulagement de pouvoir se sentir chez elles, même si c’est temporaire ", relève Mme Etienne, travailleur social.

Témoignages

Sophia : "j’ai rencontré des gens, je me suis fait des amies"

“Je me suis mariée à 27 ans, sous la pression, il faut le dire, de ma famille. Pendant 12 ans, j’ai dû subir la violence d’un mari tyrannique et coléreux.

Au début, j’étais “femme au foyer”, entièrement dépendante de mon conjoint. Un beau jour, j’ai voulu disposer de mon indépendance financière et j’ai annoncé à mon mari que je voulais travailler. Il est entré dans une terrible colère et m’a mise à la porte.

Seule, sans logement, totalement désemparée, j’ai été admise dans un centre d’accueil d’urgence. Un emploi à mi-temps comme femme de ménage m’a permis d’intégrer l’hôtel social Albin Peyron. J’ai rencontré des gens, je me suis fait des amies et j’ai fait beaucoup d’efforts pour m’insérer.

Aujourd’hui je prends des cours d’anglais et, avec l’aide de l’animatrice, j’ai pu obtenir un logement. Je suis encore aidée, le temps pour moi de m’adapter à mon quartier et à ma nouvelle vie.”

Jeanne, assistante sociale : "nous étudions la meilleure façon pour elle de devenir autonome"

"Les femmes que nous accueillons sont souvent découragées, elles ont perdu toute estime d’elles-mêmes et notre premier travail, avec toute l’équipe d’accueil et d’encadrement, est de leur redonner confiance en elles. Elles ne pourront en effet s’en sortir que si elles ont une image positive de ce qu’elles sont.

Ensuite, je dois établir une sorte de “diagnostic social”. Certaines femmes sont dans un état physique déplorable. Il faut les soigner, les remettre sur pieds, puis examiner les aides auxquelles les plus démunies d’entre elles ont droit et que, le plus souvent, elles ignorent.

Lorsque nous estimons qu’une nouvelle étape peut être franchie, nous étudions avec la personne concernée la meilleure façon pour elle de devenir autonome. Nous envisageons les possibilités de stages de formation ou bien nous l’aidons dans ses démarches pour retrouver un travail stable. C’est une tâche de longue haleine, mais on ne peut pas aider une personne détruite à se reconstruire si l’on ne travaille pas dans la durée."