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Etre professionnel de l'action sociale, c'est savoir être

Dans les métiers de la solidarité, les compétences sont très diverses. Elles s’allient aussi à un savoir être particulier qui tient compte des situations complexes des personnes accueillies.

La France compte environ 400000 travailleurs sociaux. Avec l’augmentation de la précarité et l’allongement de la durée de la vie, c’est un secteur en expansion. On recense au moins dix métiers dédiés au secteur social, répartis en quatre grands secteurs : l’aide sociale, l’éducation spécialisée, l’animation et le service à domicile.

Il faut y ajouter naturellement les professionnels de santé et ceux occupant des fonctions liées à l’administration, la restauration, l’hôtellerie, l’entretien… Bref, pratiquement toute activité professionnelle peut être exercée au sein de structures dont la vocation est d’être au service des plus faibles et des plus démunis. Plus de 320 établissements publics ou privés dispensent des formations au travail social et débouchent sur un BTS, un DUT ou un diplôme d’État.

Une professionnalisation accrue

Même l’université propose des masters professionnels ouverts sur les métiers du social. Les structures publiques, privées,ou associatives sont aujourd’hui de plus en plus exigeantes dans leur recrutement. Elles ont besoin de collaborateurs ayant eu une bonne formation initiale, acceptant aussi de progresser dans leurs compétences tout au long de leur vie professionnelle. On dirait, n’est-ce pas, un article rédigé pour une revue d’entreprise commerciale? Mais l’exigence de qualité de service pour le client, réclamée au nom de la rentabilité, ne devrait-elle pas prévaloir aussi au nom de la dignité des personnes, même quand elles sont faibles ? C’est au nom de cette dignité humaine qu’il faut, justement, parler de professionnalisation de la solidarité.

Des compétences complémentaires

Au centre, il y a la personne. Autour, il y a les professionnels.Chacun avec ses compétences et ses prérogatives. Mais dans ces établissements où la population est très hétérogène, où chacun doit avoir un accompagnement spécifique, l’esprit d’équipe est à placer tout en haut de l’échelle des valeurs. « Tous les intervenants de notre établissement apportent une plus-value et participent à l’accompagnement social, tient à préciser la directrice adjointe d’un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) de Marseille. Mais c’est des échanges entre les compétences qu’on s’enrichit, au bénéfice des résidents. »

Et l'amour des gens

Est-ce incongru de parler d’amour alors que l’on parle métier ? Ici, l’amour du métier ne peut être dissocié de l’amour des gens. On citait le client, qui a toujours la ressource d’aller voir dans le magasin d’en face si c’est mieux. La personne accueillie, elle, n’a pas le choix, n’a plus le choix. Sa présence dans cet établissement lui est imposée, par les circonstances de sa vie, par la misère affective autant que financière, par l’âge, par la justice peut-être. Alors, certes, il faut savoir garder la distance indispensable à l’exercice de son métier, mais il faut aussi être capable d’entrer en empathie avec l’autre pour le considérer tel qu’il est, et partager avec lui son projet de vie.

Et si la pudeur empêche de parler d’amour, alors restons sur les termes plus professionnels de respect ou de savoir être. Chacun des professionnels rencontrés a de belles histoires de vies retrouvées à raconter. De moins belles aussi, car le bout du tunnel est souvent très loin, même si la lumière approche. Chacun est fier du métier qu’il exerce et pour lequel il mobilise toutes ses compétences et l’indispensable part d’humanité qui fait la différence.

TRIBUNE

Etre professionnel de l'action sociale, c'est savoir être
Dans les métiers de la solidarité, les compétences sont très diverses. Elles s’allient aussi à un savoir être particulier qui tient compte des situations complexes des personnes accueillies.

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