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Un CHRS de l'Armée du Salut à Louviers
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Accueillir une personne majeure, quelle que soit sa situation familiale, en situation (grande) précarité, c’est travailler avec elle, dès le début de son accompagnement, à construire un chemin vers une solution pérenne qui lui permettra de prendre pleinement sa place dans la société. C’est un travail qui demande de la patience, de la confiance et de l’espérance, et il n’est pas forcément facile de trouver en soi les ressources nécessaires pour reprendre le chemin de l’emploi ou d’une formation professionnelle. C’est pourquoi au sein des Centres d’Hébergement et de Réinsertion sociale (CHRS), une équipe pluridisciplinaire de professionnels de l’action sociale travaille dans ce sens avec les résidents. C’est un accompagnement au long cours, qui prend en compte toute l’histoire de la personne accompagnée. La connaître, percevoir son chemin de vie, ses peurs, ses espérances sont une aide précieuse pour la soutenir dans des projets d’avenir.

Construire et mener à bien un projet personnalisé

Si l’on s’en tient aux textes législatifs, la mission de l’équipe sociale devrait se limiter à « faire une évaluation sociale ». Toutefois, en réalité, à partir du moment où il n’y a pas de fluidité dans les orientations, une simple évaluation ne suffit pas. Ainsi, les travailleurs sociaux de CHRS proposent à chaque personne accueillie de construire un projet adapté à ses envies, ses besoins, et au contexte dans lequel chaque personne évolue. Cette proposition prend sa source dans l’histoire de la personne avec tout ce qui fait sa singularité. Dans cet accompagnement, une vigilance est portée à ce que les personnes accueillies ne deviennent pas dépendantes des professionnels. C’est pourquoi un maillage de terrain, avec des professionnels partenaires de l’action sociale, extérieurs au CHRS, est organisé.

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(Re)prendre place dans la vie sociale

Le temps d’accompagnement et d’hébergement en CHRS, qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années, est également employé à soutenir chaque personne accueillie dans sa vie sociale, au sein et en dehors de l’établissement lui-même. Au sein du CHRS, les échanges informels, les liens de convivialité, les animations, les fêtes et sorties sont autant de moyens renforçant la « capacité » de chaque personne accueillie de se réapproprier sa vie, ses relations, et de (re)construire une place dans la vie collective. Chaque personne accueillie est également soutenue dans ses démarches à l’extérieur, ses relations avec les services publics, sa connaissance du quartier. Sa participation à la vie collective, au sein et en dehors de l’établissement, fait l’objet d’un travail particulier de la part des équipes professionnelles, en particulier par le biais des Conseils de vie sociale (CVS).

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En CHRS, permettre de (re)construire un parcours professionnel
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Proposer un accompagnement vers une situation stable, durable et adapté

La prise en charge des personnes sans domicile fixe répond à des missions fixées par l’État. Aussi, ce dernier met en place, avec les partenaires associatifs, le dispositif AHI (Accueil Hébergement Insertion). Ce cadre national de l’action sociale au service des personnes en situation de (grande) précarité précise que le but de l’accueil en hébergement est de permettre aux femmes et aux hommes accueillis de trouver notamment un hébergement pérenne adapté à leur situation. Cette mesure d’insertion sociale doit être véritablement être adaptée à chaque personne accueillie.

Atelier d’Accompagnement à la Vie Active (AAVA)

Pour permettre aux personnes accompagnées de (re)construire un parcours professionnel, les CHRS mettent en œuvre différents dispositifs, comme celui appelé « premières heures », ou celui des Ateliers d’Accompagnement à la Vie Active (AAVA). Ces AAVA s’adressent à des personnes qui ne sont pas en mesure d’effectuer un travail régulier en raison d’un cumul de difficultés, notamment sociales, professionnelles ou liées à leur état de santé » (Décret 2001-576 du 3 juillet 2001). Cela leur permet de (re)découvrir le monde du travail et ainsi d’entamer un processus de reconstruction à la fois social et professionnel.