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Quand des résidentes d’un EHPAD tricotent pour les sans-abris

Publié le : 17 mars 2021
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Chantal, Clémentine et Suzanne, trois passionnées de tricot. Trois résidentes de La Sarrazinière, maison de retraite médicalisée de la Fondation de l’Armée du Salut à Saint-Etienne. Tricoter pour aider les plus vulnérables d’entre nous, c’est ce qui motive ces résidentes. Elles confectionnent régulièrement des écharpes qu’elles vont accrocher dans la rue pour les sans-abris. Découvrez cette belle histoire !

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Quand des résidentes d’un EHPAD tricotent pour les sans-abris
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Tout a commencé à l’arrivée de l’hiver en 2020, quand les tricoteuses de la Résidence de La Sarrazinière, (Fondation de l’Armée du Salut, à Saint-Etienne), ont décidé de se lancer dans la confection d’écharpes pour les personnes sans-abris. Un lundi sur deux, 3 heures durant, Chantal, Clémentine et Suzanne ont tricoté des écharpes en laine, aux multiples couleurs. 

« Je ne suis à personne, si vous avez besoin de moi, je suis à vous »

Les trois résidentes de la maison de retraite médicalisée, qui peut accueillir 157 personnes âgées dépendantes, sont allées déposer huit écharpes sur la place Bellevue, dans le sud de Saint-Etienne. « On les accroche autour des branches d’un arbre, sur un grillage ou en haut d’un Abribus pour que les gens de la rue les récupèrent librement », précise l’animatrice de l’atelier, Sarah. Dans chaque écharpe un petit mot est glissé : « Je ne suis à personne, si vous avez besoin de moi, je suis à vous ».

Les résidentes se sont rendues dans les points stratégiques de l’agglomération de Saint-Etienne (abribus, endroits où il y a des personnes sans abri,…) pour déposer ces écharpes. 

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« Mi-décembre 2020, nous avons déposé 15 écharpes à 5 endroits stratégiques. La solidarité appelant la solidarité, le gérant d'un magasin devant lequel nous avons donné une écharpe à une jeune femme en difficulté nous a donnés des sacs de nourriture à distribuer aux personnes sans-abris », raconte Sarah. 

Alors que les températures étaient négatives rendant les conditions de vie à la rue très difficiles pour les personnes sans-abris, ce geste des résidentes ont réchauffé le cœur et le corps des personnes à la rue et en situation de précarité. 

Le tricot aide à travailler la mémoire

Un geste qui est aussi bénéfique pour les résidentes de l’EHPAD. En effet, tricoter c’est bon pour la santé :  cela participe à la conservation de l’autonomie et ralentit la progression de l’arthrite. Ces gestes requièrent une grande concentration, dont un travail du cerveau positif sur certains troubles comme la démence ou la maladie d’Alzheimer. « Le tricot a de nombreuses vertus, souligne l’animatrice. Il aide à travailler la mémoire, car il est nécessaire de se souvenir des points, mais aussi de la praxie avec les aiguilles. », souligne Sarah.

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Suzanne, 83 ans, atteinte de la maladie d’Alzheimer sait manier les aiguilles : « Ma mère me demandait de faire des chaussettes quand j’étais adolescente. Ce n’était pas facile ! », se rappelle-t-elle.

Toutes les personnes de l’agglomération stéphanoise souhaitant s’associer à l’opération « Tricot solidaire », par exemple en tricotant des écharpes ou des habits chauds depuis chez eux, peuvent se rapprocher de l’EHPAD La Sarrazinière en lui écrivant à l’adresse  lasarraziniere@armeedusalut.fr

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