Grâce à votre don, nous avons pu aider des milliers de personnes comme Pascal. Mais 350 000 personnes vivent encore sans domicile en France.
Cet hiver, votre générosité peut tout changer auprès d’enfants, femmes et hommes en difficulté !
Publié le 22 septembre 2026
Depuis quelques temps, ce centre d’hébergement l’Armée du Salut en Moselle propose aux résidents un atelier d’écriture. Ce n’est sans doute pas le seul en France, mais le parcours de celui qui l’anime rend cet atelier singulier. Hébergé lui aussi par l’établissement, Lionel transmet désormais aux autres ce qui l’a aidé lors d’un séjour en prison.
Né dans les années 80 à Saint-Avold, ancien pays minier de Moselle, Lionel raconte un parcours de vie chaotique : enfant de la Ddass, quinze ans de prison, un passé de toxicomane. C’est derrière les barreaux qu’il découvre l’écriture, presque par hasard. « Comme j’étais placé en isolement, je n’avais droit ni à la promenade, ni au parloir, à rien du tout. Je voulais sortir de la cellule, et j’étais prêt, pour ça, à n’importe quoi. Alors je suis allé à l’atelier d’écriture », confie-t-il.
Au début, il croit que c’est comme l’école. Puis il découvre qu’on peut y rire, il se prend au jeu des mots, et il comprend que l’écriture, elle aussi, libère : elle permet de se découvrir, elle soigne les blessures. Et elle valorise. « J’ai gagné un concours d’écriture avec un texte sur ma fille, sur le souvenir du peau à peau quand elle était bébé », se souvient-il. Il garde d’ailleurs toujours précieusement le cahier sur lequel il a couché ses premiers mots, en prison.
À sa sortie, en 2025, Lionel est accueilli par l’Armée du Salut dans son centre d’hébergement de Florange. C’est là qu’il a l’idée de proposer des ateliers d’écriture aux autres résidents. Parce que, ça lui a fait du bien, et qu’il veut désormais devenir pair-aidant : c’est-à-dire être employé pour faire bénéficier de son vécu et de son expertise des personnes en difficulté.
Chaque atelier d’écriture a un thème pour aider à libérer la créativité. Par exemple, celui du bruit. Il s’agit de lister quelques sons qu’on aime, puis ceux qu’on déteste, des bruits dont on se souvient, et enfin des onomatopées. Pendant l’écriture, Lionel fait le tour des tables et accompagne chacun selon ses besoins. Dans une ambiance bon enfant, où l’on grignote autant qu’on se charrie, chacun dresse peu à peu sa liste, avant de la révéler aux autres. On apprend ainsi qu’Ahmed aime le bruit des vagues et de la mer qu’on entend dans les coquillages ; que Samba apprécie les bruits de motos et des gens qui parlent ; que Christiella trouve que les « areuh » des bébés sont les plus beaux bruits du monde.
Pour les salariés de l’établissement, cet atelier d’écriture est aussi un outil d’accompagnement. Il permet de mieux connaître des résidents qui peinent souvent à raconter les détails d’une vie cabossée. Grâce à l’atelier, chacun peut exprimer ce qu’il ressent, ses joies, ses peines, ses angoisses, et donc se libérer de ce qui freine le retour à l’autonomie.
C’est pourquoi, convaincus des bienfaits de ces séances, Lionel et Anissa, une conseillère en insertion, espèrent que ces ateliers d’écriture pourront un jour essaimer dans d’autres établissements de l’Armée du Salut via l’association que Lionel est en train de monter, dont le nom ne doit rien au hasard : l’Armée des mots-maux.
Découvrez comment vous pouvez vous impliquer en faveur de notre organisation. Qu’il s’agisse de rejoindre nos équipes, de nous soutenir financièrement ou encore de vous impliquer à la Congrégation, il existe de nombreuses façons de nous aider à transformer des vies.
Grâce à votre don, nous avons pu aider des milliers de personnes comme Pascal. Mais 350 000 personnes vivent encore sans domicile en France.
Cet hiver, votre générosité peut tout changer auprès d’enfants, femmes et hommes en difficulté !