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La Résidence William Booth, à Marseille, accueille, héberge et accompagne des hommes, des femmes et des familles en grande précarité. Installée dans le 3e arrondissement, un quartier populaire bien desservi, elle est le premier établissement ouvert par l'Armée du Salut à Marseille. Elle est gérée par la Fondation de l'Armée du Salut, reconnue d'utilité publique.

Les personnes accueillies

Les personnes qui arrivent à la Résidence William Booth ont des histoires très différentes. Ce sont des hommes seuls passés par la rue ou par les centres d’urgence, des femmes qui ont longtemps vécu dehors ou à l’hôtel, souvent après avoir fui la violence, des familles qui dormaient en squat, des personnes qui ont passé plus de dix ans à la rue. Beaucoup sont venues de loin avec l’espoir d’une vie meilleure, d’autres vivent avec une maladie ou une dépendance. Toutes sont accueillies sans condition. La résidence leur laisse le temps de se poser, puis construit avec elles la suite : retrouver des droits, une santé, un travail, un logement et des liens.

LACHTAR Saif (Sans abris dort près de Gare de l’est, dans le petit square qui se trouve pas loin)
© Valentina Camu;

Ce que propose la résidence

Sur son site principal et dans plusieurs quartiers de Marseille, la résidence réunit plusieurs services complémentaires : un hébergement d’insertion pour des hommes seuls et des familles, un lieu de vie durable pour des personnes qui viennent de la rue, des lieux d’accueil réservés aux femmes, seules ou avec leurs enfants, deux pensions de famille et un chantier d’insertion. En centre-ville, La Bonne Adresse, rattachée à la résidence, permet aux personnes sans domicile de cuisiner, de se doucher, de laver leur linge ou de recevoir leur courrier.

Chiffres clés

250
places d'hébergement et de logement
1 milliers
de personnes rencontrées
Plus de 100
salariés

une équipe aux multiples métiers

Travailleurs sociaux, éducateurs, animatrices, conseillère en insertion professionnelle, encadrants techniques, infirmières, psychologues, médiatrice santé, aide-soignant, agents d’accueil, veilleurs de nuit et agents d’entretien se relaient jour et nuit auprès des personnes.

Prendre soin de sa santé

Beaucoup de personnes arrivent après des années sans suivi médical. Chaque nouveau résident du foyer rencontre une infirmière pour faire le point sur sa santé. L’équipe santé de la résidence, où une médiatrice accompagne les personnes à leurs rendez-vous, travaille avec des infirmiers libéraux présents chaque jour, des kinésithérapeutes, un podologue, les centres médico-psychologiques et les centres de soins en addictologie. Beaucoup retrouvent un médecin traitant pendant leur séjour, et dépistages, vaccinations ou bilans de la vue sont régulièrement proposés sur place. Face à l’alcool et aux autres dépendances, la résidence privilégie la réduction des risques : en parler sans juger, rendre les consommations moins dangereuses et aider ceux qui le souhaitent à changer.

Le Docteur HONORE consulte 1 fois par semaine aux Moulins de l'Espoir
©JulienHelaine;Julien Helaine

Des bénévoles à nos côtés

Des bénévoles s’engagent aux côtés des équipes. Une ancienne enseignante donne des cours de français à plusieurs niveaux, une masseuse esthéticienne offre des soins de bien-être aux femmes hébergées, d’autres préparent des pâtisseries pour les fêtes ou aident à récupérer des denrées. Les personnes accueillies s’engagent elles aussi, lors de la collecte de la Banque alimentaire ou de la Nuit de la solidarité.

La parole des personnes accompagnées

À la Résidence William Booth, la voix des personnes compte. Au Hameau, un conseil de la vie sociale réunit les habitants et l’équipe : chacun peut y donner son avis sur la vie quotidienne, proposer des changements et participer aux décisions qui le concernent. À Entr’Elles, les résidentes fixent avec l’équipe, en conseil et en groupe de parole, certaines règles de la vie collective, et c’est une résidente qui fait découvrir le lieu à chaque nouvelle arrivante. Au centre Lou Recate, les enfants ont leurs propres réunions, où leurs idées sont entendues. La résidence s’est dotée d’une démarche de gestion des risques et d’un plan de prévention des risques de maltraitance et de violence, et sa dernière évaluation externe, conduite selon le référentiel de la Haute Autorité de Santé, s’est déroulée de manière très satisfaisante.

Autour de la cheffe de service Virginie GAMEZ et des éducateurs Dominique DURANDEAU et Emilie BLEYNIE, les résidents sont invités à participer à une réunion
©JulienHelaine;Julien Helaine

Une vie collective ouverte sur la ville

Des sorties et des séjours rassemblent les résidents de tous les services, par exemple quelques jours à la campagne dans les Cévennes. Le tournoi de pétanque organisé chaque année au Hameau est devenu un rendez-vous attendu, et randonnées dans les Calanques, sorties culturelles ou spectacles ponctuent la vie de la résidence. Les résidents participent aussi aux soirées de voisinage et à la fête de la Belle de Mai.

Un accompagnement spirituel ouvert à tous

Un ministre du culte rend régulièrement visite aux habitants du Hameau. Il partage avec eux un temps d’échange et de musique. Cet accompagnement est ouvert à tous, dans le respect des convictions de chacun et sans prosélytisme.

Une histoire marseillaise

Le bâtiment occupe une ancienne tannerie, transformée en 1930 en centre d’accueil pour hommes en difficulté, le « Foyer du Peuple ». Il a accueilli les chômeurs des années 1930, des hommes éprouvés par la guerre, les rapatriés du bagne de Guyane puis ceux de la guerre d’Algérie. Agréé centre d’hébergement et de réadaptation sociale en 1978, entièrement réhabilité en 1993, il prend en 2005 le nom de Résidence William Booth, en hommage au pasteur anglais qui fonda l’Armée du Salut en 1865. La résidence s’agrandit ensuite avec le Hameau en 2008, les pensions de famille en 2009, le chantier d’insertion en 2019, puis des lieux d’accueil pour femmes.

À la Résidence William Booth, à Marseille, la réinsertion commence par un toit stable et du temps. Après la rue, l'hôtel ou des années d'errance, il faut pouvoir se poser avant de se projeter. L'hébergement offre ce point d'appui, et l'accompagnement aide chacun à retrouver ses droits, sa santé, un revenu puis un logement.

Le foyer de la résidence

Le centre d’hébergement et de réinsertion sociale de la résidence compte 100 places : 74 au foyer, 2 places d’urgence et 24 places pour des familles en appartement. Le foyer accueille principalement des hommes seuls, ainsi que quelques couples. Le bâtiment, qui s’ouvre sur un jardin, compte des chambres individuelles et des chambres doubles, complétées par quelques studios en ville, où sont notamment accueillis les couples. Les résidents disposent d’un service de restauration, d’une salle de télévision, d’une cafétéria et d’une buanderie, et une équipe est présente jour et nuit.

Un accompagnement global

Chaque résident a un travailleur social référent, épaulé par un collègue en binôme. Ensemble, ils construisent un projet personnalisé : ouvrir des droits, régulariser une situation administrative, se soigner, apprendre le français, chercher un emploi, préparer l’entrée dans un logement. Pour les personnes étrangères, souvent confrontées à des démarches longues et complexes, l’équipe s’appuie sur des juristes, des avocats spécialisés et des associations comme la Cimade. Dès que c’est possible, elle engage les demandes de logement social et de droit au logement opposable, ce qui permet à des résidents d’accéder à un logement autonome. Une animatrice fait vivre le collectif au quotidien. Un résident qui part peut toujours revenir voir l’équipe en cas de difficulté.

Une femme de dos en échange avec une sage-femme de l'Armée du Salut
© Valentina Camu

Des places pour l'urgence

Deux places sont réservées à des hommes orientés par le 115, le numéro d’urgence sociale. Le séjour est renouvelé tant que la personne trouve sa place dans la vie collective, le temps d’entamer un projet. Ces personnes bénéficient des mêmes services et du même accompagnement que les autres résidents, et l’équipe les aide à obtenir une place d’hébergement durable.

Des appartements pour les familles

La résidence héberge aussi des familles, souvent avec plusieurs enfants, dans des appartements répartis dans plusieurs arrondissements de Marseille. Certaines vivaient auparavant en squat ou dans un habitat de fortune. Une travailleuse sociale les reçoit à la résidence et leur rend visite à domicile. Elle les accompagne dans leurs démarches de régularisation, dans l’emploi, dans leur rôle de parents et dans la recherche d’un logement. Les familles participent à leurs frais d’hébergement selon leurs moyens. Quand une famille accède à un logement, l’équipe continue de l’accompagner pendant les premiers mois, pour le changement d’adresse, la signature du bail, les contrats d’énergie et d’assurance, puis passe le relais à un travailleur social de secteur.

Une famille accompagnée par l'Armée du Salut dans son appartement
©JulienHelaine

Le Hameau, un lieu de vie après la rue

Le Hameau accueille 24 personnes, dont quatre orientées par le 115 à leur sortie de l’hôtel. La plupart ont connu un très long parcours de rue et ne trouvaient plus leur place dans les dispositifs classiques. Situé au-dessus du foyer, sur un petit terrain arboré, le Hameau a son entrée propre et un espace pour les animaux. L’accueil y est inconditionnel : aucune condition de papiers, d’abstinence ou de projet n’est exigée. Les habitants restent le temps nécessaire pour se reconstruire, souvent plusieurs années, et certains accèdent ensuite à un logement ou à une structure plus adaptée. Des travailleurs sociaux, un aide-soignant et un agent d’entretien les accompagnent au quotidien, en particulier pour leur santé, car beaucoup avancent en âge. Chaque semaine, un repas communautaire réunit les habitants, qui peuvent y inviter des personnes de l’extérieur. Selon l’équipe, la plupart des habitants sont très satisfaits de leur accompagnement, et l’entraide est forte.

Le Hameau, un lieu de vie après la rue

Les admissions au foyer et dans les appartements pour familles se font sur orientation du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), après un entretien avec l’équipe. Les places d’urgence sont attribuées par le 115. Au Hameau, les personnes sont repérées et orientées par les équipes de maraude de Marseille, puis rencontrées par l’équipe avant leur arrivée.

La Résidence William Booth, à Marseille, a ouvert plusieurs lieux réservés aux femmes. La rue est particulièrement dangereuse pour elles : presque toutes les résidentes qui y ont vécu ont subi des violences, et beaucoup ont perdu confiance dans les institutions. Ces lieux leur offrent d'abord la sécurité et un espace à elles, puis un accompagnement qui respecte leur rythme.

Entr'Elles, un chez-soi sans limite de durée

La Résidence William Booth, à Marseille, a ouvert plusieurs lieux réservés aux femmes. La rue est particulièrement dangereuse pour elles : presque toutes les résidentes qui y ont vécu ont subi des violences, et beaucoup ont perdu confiance dans les institutions. Ces lieux leur offrent d’abord la sécurité et un espace à elles, puis un accompagnement qui respecte leur rythme.

Lou Recate, « l'abri » en provençal

Le centre d’hébergement d’urgence Lou Recate dispose de 49 places pour des femmes venant de la rue, seules ou avec leurs enfants, accueillies sans procédure préalable et sans durée fixée à l’avance. Chacune dispose d’un studio avec salle d’eau et kitchenette, et les familles sont logées dans des studios plus grands où les enfants ont leur chambre. Des espaces extérieurs, avec jeux d’enfants et bancs, permettent de souffler. Le séjour est d’abord un temps de repos et de sécurité, avec une présence jour et nuit. L’équipe fait ensuite le point avec chaque femme sur sa situation, sa santé et ses droits, puis construit avec elle une orientation adaptée : un logement social, une pension de famille, une maison mère-enfant ou un lieu de soins.

Une femme avec un enfant
© Julien Helaine

Être mère, même dans l'urgence

Beaucoup de mères accueillies à Lou Recate ont quitté leur pays avec leurs enfants, souvent pour fuir la violence. L’équipe les aide à retrouver toute leur place de parent, en les associant à tout ce qui est proposé à leurs enfants. Des temps de parole permettent aux enfants de dire ce qu’ils vivent, et leur chambre est décorée avec soin pour qu’ils s’y sentent chez eux.

Les Petites Maries, une étape vers le logement

En plein centre de Marseille, l’immeuble des Petites Maries offre 12 places à des femmes seules et à une mère avec ses enfants, qui vivaient auparavant à l’hôtel. Ses dix studios ont été rénovés par le bailleur Marseille Habitat et équipés par la résidence. Les femmes qui y vivent ont souvent eu une vie professionnelle et familiale avant qu’un accident de vie, comme une séparation violente ou une maladie, ne les fasse basculer dans la précarité. Elles sont actrices de leur hébergement : elles prennent soin de l’immeuble et organisent ensemble leur vie collective. Une éducatrice les accompagne dans leurs démarches et dans leur projet, jusqu’à l’accès à un logement durable.

Une maman avec son enfant accueillis par l'Armée du Salut
© Xavier Schwebel

Un accompagnement attentif à chacune

À Entr’Elles et à Lou Recate, une travailleuse sociale aide chaque femme à ouvrir ses droits, à refaire ses papiers et à préparer la suite, tandis qu’une référente du quotidien l’accompagne dans l’entretien de son logement, son budget, ses repas et ses sorties. L’accès à la santé est souvent le premier pas : une infirmière coordonne les rendez-vous, explique les documents médicaux et conseille les mères sur la santé de leurs enfants, et une psychologue offre un espace d’écoute. Chaque semaine, chacune compose son panier alimentaire selon ses goûts, parmi les denrées préparées par le chantier d’insertion. Des ateliers, comme la cuisine ou le maquillage pour reprendre confiance, et des sorties, au bord de la mer ou culturelles, rythment la vie de ces lieux.

Comment être accueillie

À Entr’Elles et à Lou Recate, les femmes sont orientées par les équipes de maraude et d’accueil de jour partenaires. Aux Petites Maries, l’orientation se fait par le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), pour des femmes hébergées à l’hôtel. À l’arrivée, chaque femme est d’abord accueillie et installée, et les démarches administratives viennent ensuite, à son rythme.

À la Résidence William Booth, à Marseille, deux pensions de famille offrent un logement durable à des personnes qui ont connu l'isolement, la rue ou de longues années en centre d'hébergement. Pour elles, un logement classique serait souvent trop isolant. Ici, chacun a son chez-soi, sans limite de durée, tout en partageant une vie collective chaleureuse et en restant accompagné.

La Maison d'à côté

La Maison d’à côté est une pension de famille de 20 places, ouverte à des personnes aux ressources modestes. Ses habitants sont surtout des hommes seuls, de tous âges. Une partie d’entre eux travaille, souvent dans des emplois précaires, et plusieurs accueillent leurs enfants le week-end ou pendant les vacances. Les travailleurs sociaux de la pension accompagnent chacun dans ses démarches, sa santé et ses projets, et aident ceux qui le souhaitent et le peuvent à accéder à un logement ordinaire. Des sorties et des séjours, par exemple un week-end en Ardèche, entretiennent les liens entre habitants.

Un homme accueilli dans une pension de famille de l'Armée du Salut
© Xavier Schwebel

La résidence accueil

La résidence accueil est une pension de famille de 24 places pensée pour des personnes qui vivent avec un trouble psychique. Chaque habitant a son logement, sans limite de durée, dans un cadre semi-collectif qui favorise la convivialité et l’ouverture sur le quartier. Beaucoup y vivent depuis plusieurs années. L’accompagnement repose sur un partenariat étroit avec les équipes de psychiatrie du secteur. Le centre médico-psychologique (CMP) de la Belle de Mai tient régulièrement des consultations dans les locaux, ce qui facilite la continuité des soins, et l’équipe travaille avec des services d’accompagnement médico-social et d’aide à domicile. La résidence accueil participe au réseau des pensions de famille et aux rencontres entre psychiatrie et acteurs de la précarité organisées sur le territoire.

Bien vivre chez soi

À la résidence accueil, un agent d’entretien, salarié du chantier d’insertion de la résidence, aide les habitants qui en ont besoin à entretenir leur logement, sans faire à leur place. Des logements ont été adaptés pour les personnes qui ont des difficultés à se déplacer, avec des douches et des sanitaires plus accessibles. Des visites régulières, convenues avec les habitants, permettent de faire le point sur le logement et de donner des conseils pratiques. Certains habitants, une fois stabilisés, préparent avec l’équipe et les soignants leur départ vers un logement ordinaire.

L'éducatrice Justine WELLAERT aide le couple à s'abonner à une offre de transport.
© Julien Helaine

Comment faire une demande

Les demandes de place en pension de famille passent par le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO). Pour la résidence accueil, les personnes sont le plus souvent orientées par les services de psychiatrie qui les suivent. Chaque habitant verse une redevance, comme un loyer, ce qui suppose de disposer de ressources.

À la Résidence William Booth, à Marseille, le travail est un levier essentiel pour reprendre pied. Avoir un emploi, c'est retrouver un revenu, mais aussi un rythme, des collègues, des compétences et la fierté d'être utile. Pour des personnes éloignées de l'emploi depuis longtemps, ou qui n'ont jamais travaillé, la résidence propose deux étapes : un chantier d'insertion, et un programme de reprise d'activité très progressive pour les personnes qui sortent de la rue.

Booth ta Cuisine, un chantier d'insertion

Le chantier d’insertion Booth ta Cuisine emploie en même temps une vingtaine de femmes et d’hommes en contrat d’insertion. Ses activités sont tournées vers la logistique et la solidarité alimentaire : préparation de commandes, livraison, préparation et distribution de paniers alimentaires pour les résidents des différents services, ménage et entretien des locaux. Ce sont des métiers qui recrutent beaucoup à Marseille, ce qui ouvre des perspectives concrètes aux salariés.

Un double accompagnement

Chaque salarié est encadré sur le terrain par des encadrants techniques, qui transmettent les gestes du métier, les règles d’hygiène et de sécurité et les habitudes du monde du travail. Une conseillère en insertion professionnelle l’aide, sur son temps de travail, à lever ce qui fait obstacle à l’emploi : les papiers, la langue, la santé, le logement, le budget, la mobilité. Les salariés suivent des cours de français, des formations à l’hygiène alimentaire ou aux gestes et postures, des ateliers de santé et de bien-être. Ils préparent leurs entretiens d’embauche avec La Cravate Solidaire, rencontrent des employeurs lors de sessions de recrutement et font des stages en entreprise pour découvrir un métier. Certains accèdent ensuite à un emploi durable ou entrent en formation qualifiante. Pour d’autres, le chantier a d’abord permis de reprendre des soins, de régler une dette ou de rompre l’isolement, des étapes indispensables avant l’emploi.

Une personne accueillie fait la cuisine
© Vincent Gerbet

Premières Heures en Chantier

Pour une personne qui vit à la rue ou vient d’en sortir, un chantier d’insertion classique est souvent une marche trop haute. Le programme Premières Heures en Chantier, mené avec l’association Convergence, permet de reprendre le travail à son rythme, avec un contrat qui commence à quelques heures par semaine et augmente progressivement. Un éducateur socioprofessionnel accompagne chaque salarié de près, en lien avec son travailleur social, et l’aide à trouver un hébergement. Les salariés disposent d’un espace à eux, où ils peuvent prendre un petit-déjeuner, déjeuner et se doucher. Ils participent à la logistique du chantier et à une activité de compostage, puis, quand ils sont prêts, découvrent le travail du chantier d’insertion avant d’y entrer ou de rejoindre un autre chantier. Presque tous disent la joie et le soulagement que leur procure ce travail, et la confiance retrouvée.

Un homme accueilli par l'Armée du Salut prend son petit déjeuner
© PIXELLEPHOTO

Comment rejoindre le chantier

Les candidats sont orientés par France Travail, la Mission locale, les plans locaux pour l’insertion et l’emploi, d’autres associations ou les services de l’Armée du Salut. Il est aussi possible de se présenter directement. Pour Premières Heures en Chantier, l’orientation se fait par une structure sociale partenaire qui accompagne déjà la personne, comme un accueil de jour.

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    La Fondation de l’Armée du Salut, sur la base de son projet, mène et coordonne l’action de structures et services sociaux, médicosociaux et sanitaire au service de personnes fragilisées par des accidents de la vie, des dépendances ou des précarités de tout type.

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    La Fondation de l’Armée du Salut compte plus de 200 établissements implantés dans 28 départements et 12 régions. Au sein de ces structures et services, les équipes professionnelles accueillent et accompagnent ceux qui en ont besoin.