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L'Institut Nazareth, à Montpellier, est un dispositif institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (DITEP)? géré par la Fondation de l'Armée du Salut, reconnue d'utilité publique. Il accueille des enfants, des adolescents et des jeunes adultes de 6 à 20 ans, filles et garçons, et les accompagne à la fois dans leurs soins, leur vie quotidienne et leur scolarité.

Les jeunes accueillis

Les jeunes qui viennent à l’Institut Nazareth ont des capacités intellectuelles préservées, des ressources et des envies. Mais ils traversent des difficultés psychologiques durables, qui s’expriment souvent par le comportement, par de l’agitation ou au contraire par le retrait, et qui rendent l’école et la vie en groupe très compliquées. Beaucoup ont connu des ruptures, à l’école ou dans leur histoire familiale, et nombre d’entre eux bénéficient aussi d’une mesure de protection de l’enfance. Certains souhaitent avant tout être « comme les autres ». L’institut les aide à retrouver confiance en eux, à apaiser leurs relations, à reprendre goût aux apprentissages et à construire un projet, pour trouver leur place à l’école, dans leur famille et dans la cité. Chaque année, plus d’une centaine de jeunes sont accompagnés, pour la plupart habitant Montpellier et ses environs. L’institut est connu dans le département pour accueillir aussi de nombreuses filles, ce qui préserve la mixité des groupes.

Elyas Raichle. Dispositif Jeunesse France et Raymond Delcourt - Service d'Action Educative (SAE). 23 Rue Wimpheling, 67000 Strasbourg.
© Xavier Schwebel

Ce que propose l'institut

Le dispositif réunit trois façons d’accompagner un jeune : l’accueil de jour, l’accueil de nuit et l’accompagnement dans son milieu de vie. L’équipe les ajuste à mesure que le jeune évolue, sans que la famille ait à refaire de démarche. Sur le site, l’institut dispose de 77 places, dont 48 permettent un accueil de nuit. Les jeunes y sont accueillis du lundi au vendredi, au rythme du calendrier scolaire, dans des groupes de vie à taille familiale. Ils y trouvent des soins, des activités éducatives et une scolarité adaptée, à l’unité d’enseignement pour les plus jeunes ou au collège privé Nazareth, qui peut être partagée avec leur établissement scolaire habituel. L’accompagnement en milieu ordinaire, qui compte 42 places, permet à l’équipe de soutenir le jeune là où il vit, dans sa famille, à l’école et dans ses activités, en s’appuyant sur les ressources de son quartier.

Des équipes mobiles au service du territoire

L’institut porte aussi deux équipes mobiles. L’équipe mobile d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS) répond aux demandes des écoles, collèges et lycées qui accueillent des élèves en situation de handicap, quel que soit ce handicap. Elle intervient surtout en maternelle et en élémentaire : elle conseille les enseignants et les accompagnants d’élèves, les aide à comprendre ce que le comportement d’un enfant cherche à dire et à « voir l’enfant derrière l’élève ». L’équipe mobile double vulnérabilité (EMDV), portée avec deux autres DITEP de l’Hérault, accompagne des enfants et des jeunes jusqu’à 21 ans, en situation de handicap et confiés à l’aide sociale à l’enfance, le plus souvent accueillis chez des assistants familiaux. Pendant deux ans au plus, elle intervient sur leur lieu de vie, soutient les familles d’accueil et les professionnels de la protection de l’enfance, et prépare les relais pour éviter les ruptures.

Comment faire une demande d'admission

L’admission à l’Institut Nazareth nécessite une orientation en DITEP notifiée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Les demandes sont ensuite suivies sur la plateforme ViaTrajectoire. L’institut travaille avec les autres DITEP du département pour limiter l’attente des familles.

Une équipe aux multiples métiers

Autour de chaque jeune, une équipe réunit le soin, l’éducation et l’enseignement. Des médecins psychiatres, des psychologues, une infirmière, un orthophoniste, un ergothérapeute et un art-thérapeute y travaillent avec les éducateurs spécialisés, les moniteurs-éducateurs, un éducateur de jeunes enfants, les enseignants de l’Éducation nationale, un éducateur sportif et une conseillère en insertion professionnelle. Des surveillants de nuit, des agents hôteliers, un jardinier et une équipe d’entretien veillent au confort et à la sécurité des lieux. L’institut est aussi un lieu de formation : il accueille de nombreux stagiaires, futurs éducateurs, psychologues, enseignants, ergothérapeutes ou orthophonistes.

Emélie AILLET (éducatrice). Dispositif Jeunesse France et Raymond Delcourt - Service d'Action Educative (SAE). 23 Rue Wimpheling, 67000 Strasbourg.
© Xavier Schwebel

La parole des jeunes et des familles

Les jeunes ont leur mot à dire sur la vie de l’institut. Au conseil de la vie sociale, sept représentants des jeunes siègent aux côtés de représentants des familles, des professionnels et de la direction. On y présente les résultats des enquêtes de satisfaction, on y parle de la vie quotidienne, et l’on y examine des demandes, par exemple pour l’aménagement des espaces de vie des enfants et des adolescents. Chaque année, une enquête recueille aussi l’avis des jeunes et de leurs parents sur l’accueil et l’accompagnement.

Une longue histoire à Montpellier

L’histoire de l’institut commence en 1847, lorsque le père Coural ouvre, aux portes de Montpellier, la Solitude de Nazareth, qui accueille des jeunes filles placées sous main de justice. Confiée aux sœurs de Marie-Joseph et reconnue d’utilité publique en 1860, la maison accueille ensuite des jeunes filles en difficulté, puis devient en 1981 un institut de rééducation, tourné vers le soin et l’éducation. Elle s’ouvre aux garçons en 1994. En 2002, la Fondation de l’Armée du Salut reprend l’établissement, y engage d’importants travaux de rénovation et inaugure ses nouveaux locaux en 2008. L’institut a depuis développé l’accompagnement en milieu ordinaire, les équipes mobiles et le fonctionnement en dispositif intégré.

À l'Institut Nazareth, à Montpellier, certains jeunes restent dormir une ou plusieurs nuits par semaine. Cet accueil de nuit fait partie du soin : il est pensé pour chaque jeune.

Un accueil de nuit qui fait partie du soin

L’accueil de nuit est proposé quand l’équipe pense qu’il peut aider le jeune. Elle en parle avec lui et avec ses parents, puis fait le point régulièrement. Selon ses besoins, le jeune reste une seule nuit ou plusieurs nuits dans la semaine et rentre chez lui le reste du temps, ce qui répond à la demande des familles. Le soir, au sein d’un groupe, auprès d’éducateurs qu’il connaît bien, il trouve un cadre sécurisant et structurant, distinct de sa vie familiale. Il y apprend à prendre soin de lui, à respecter les règles de la vie commune, à gagner en autonomie et à vivre plus sereinement la séparation et les retrouvailles avec les siens. Ce qu’il acquiert le soir, il peut ensuite le transposer à la maison. La nuit, des surveillants veillent sur les jeunes.

Une enfant dans une chambre d'un établissement de l'Armée du Salut
© Julien Helaine

Les lieux de vie

Les jeunes accueillis la nuit vivent dans des unités de vie qui comptent au total 49 chambres, dans le bâtiment principal de l’institut. Les adolescents accueillis en journée disposent de leur propre unité, installée dans un bâtiment indépendant. Le bâtiment principal abrite aussi les espaces de soins, dont une salle de psychomotricité, ainsi que les locaux de l’accompagnement en milieu ordinaire et des équipes mobiles.

Un grand domaine en ville

L’institut s’étend sur une propriété de 28 000 m², à quelques minutes à pied du centre historique de Montpellier, et il est bien desservi par le tramway et le bus. Cette situation permet aux jeunes de profiter des activités, des lieux de stage et de la vie culturelle et sportive de la métropole. Autour du bâtiment principal, des bâtiments indépendants accueillent l’unité d’enseignement, avec ses salles d’orthophonie, d’ergothérapie, d’art-thérapie et d’intégration neurosensorielle, la salle polyvalente du Lavoir, un atelier habitat et réparation et la Chapelle Nazareth. Les jeunes disposent aussi d’espaces verts, d’un city stade et d’un terrain de football.

Les repas

Le déjeuner est préparé par un prestataire de restauration. Les menus font une place aux céréales complètes et à des plats sans viande ni poisson à base de protéines végétales, et le prestataire fait appel à des producteurs locaux. Une commission des menus réunit régulièrement des enfants, des adolescents, des professionnels, le cuisinier et la diététicienne : chacun y donne son avis sur les repas, et l’on y parle d’équilibre alimentaire et de gaspillage. Près de huit jeunes sur dix se disent satisfaits des repas. Les déchets sont triés dans la salle de restauration et les biodéchets valorisés.

Un enfant prend un repas dans un établissement de l'Armée du Salut
© Xavier Schwebel
À l'Institut Nazareth, à Montpellier, soigner, éduquer et enseigner vont ensemble. Chaque jeune est accompagné dans toutes les dimensions de sa vie par une équipe qui croise ses regards et qui prend le temps nécessaire, souvent plusieurs années.

Un projet construit avec la famille

Chaque jeune a un projet personnalisé d’accompagnement, construit avec ses parents, qui relie le soin, l’éducation et la scolarité. Un référent thérapeutique, un référent éducatif et un référent pédagogique le suivent et rencontrent régulièrement la famille pour faire le point, recueillir ses attentes et ajuster le projet. Ce projet évolue avec le jeune : il peut passer de l’accueil de jour à l’accueil de nuit, ou à un accompagnement dans son milieu de vie, quand le moment est venu pour lui.
Les parents sont reconnus comme des partenaires à part entière du parcours de leur enfant, et l’équipe leur offre une écoute et un soutien quand la situation est difficile.
L’espace parent-enfant « Ça conte pour nous » réunit parents et enfants autour du conte et de la création. La matinée des parents leur permet de découvrir, dans un cadre moins formel, le travail mené avec leur enfant, par exemple lors d’une course d’orientation en famille. Des repas partagés réunissent aussi parents et enfants.

Des soins attentifs

Deux médecins psychiatres, dont un pédopsychiatre, et une équipe de psychologues accompagnent les jeunes. L’infirmière coordonne son parcours de santé : elle accompagne ou oriente les jeunes et leurs parents vers des consultations spécialisées, chez le dentiste, en nutrition ou auprès d’autres spécialistes, et fait le lien avec les soignants. L’orthophoniste, l’ergothérapeute et l’art-thérapeute aident chacun à progresser dans le langage, le geste ou l’expression. L’institut travaille avec les services de pédopsychiatrie et les ressources de santé du territoire, comme la Maison des adolescents.
L’institut mène des actions de prévention, individuelles et collectives. Elles portent sur la vie affective, relationnelle et sexuelle, avec le centre de santé sexuelle du département, sur l’alimentation, avec des ateliers nutrition, et sur l’activité physique. La prévention des conduites addictives se fait avec l’association France Addictions, et des actions de prévention bucco-dentaire complètent ce travail.

Après une carrière à l'hopital, le docteur Jean Claude Guérin est retraité mais il continue de traiter les patients du Pôle Santé des Grandes Voisines.
©JulienHelaine

S'exprimer et s'apaiser

Pour aider les jeunes à mettre en mots ou en formes ce qu’ils vivent, les professionnels s’appuient sur des médiations variées : le corps, l’eau, l’animal, la nature ou les contes. Avec des adultes référents, dans un cadre stable et rassurant, ces ateliers aident les jeunes à s’apaiser et à reprendre confiance. Les équipes en observent les effets : les jeunes deviennent plus attentifs, plus disponibles pour apprendre et s’engagent davantage dans les activités. Le taekwondo est aussi proposé comme médiation : les enfants et les adolescents y apprennent la maîtrise de soi, le respect et la confiance en soi.

Un accompagnement spirituel ouvert à tous

Les jeunes se posent souvent de grandes questions : leurs origines, le sens de la vie, la mort, l’amour, l’injustice. Les professionnels les accueillent avec bienveillance, dans le respect de leur devoir de neutralité. L’institut leur fait découvrir les cultures religieuses de manière ouverte et critique, par des discussions, des ateliers, des rencontres et des sorties, pour les aider à construire une pensée libre et personnelle. Cet accompagnement est ouvert à tous, dans le respect des convictions de chacun et sans prosélytisme.

Bougie avec l'inscription Vis la vie que tu aimes, aime la vie que tu vis
© Vincent Gerbet

Et après Nazareth

Le départ de l’institut ne rompt pas le lien. Pendant les trois années suivantes, les jeunes peuvent compter sur l’institut pour une inscription scolaire, un apprentissage, un premier emploi ou des démarches. Beaucoup reviennent bien plus tard, pour partager leurs réussites ou demander conseil, et certains viennent témoigner auprès des jeunes accueillis aujourd’hui pour leur montrer qu’un chemin est possible.

À l'Institut Nazareth, à Montpellier, beaucoup de jeunes arrivent après une scolarité difficile, parfois marquée par l'échec. L'objectif est de leur permettre de reprendre goût aux apprentissages, de retrouver leur place à l'école et de préparer leur avenir professionnel, en gardant toujours l'inclusion scolaire comme horizon.

Une scolarité sur mesure

Chaque jeune suit un parcours scolaire adapté, qui évolue avec lui. Ce parcours peut combiner plusieurs lieux : l’unité d’enseignement ou le collège de l’institut, son école, son collège ou son lycée de secteur, un centre de formation d’apprentis ou une entreprise. Selon les cas, le jeune suit tout ou partie de sa scolarité en milieu ordinaire, dans une unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) ou une section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), ou en apprentissage. L’équipe entretient un lien étroit avec les enseignants et les directions des établissements, aux côtés des parents.

Oumayma (pro) et Aboubakar (jeune) dans l'appartement qu'Aboubakar partage en colocation. Dispositif Jeunesse France et Raymond Delcourt - SORA (service d'orientation et de recherche autonomie) - LO'J (service d'accompagnement des jeunes majeurs en logements extérieurs). 152 Rte du Polygone, 67100 Strasbourg.
Xavier Schwebel;© Xavier Schwebel

L'unité d'enseignement et le collège Nazareth

L’unité d’enseignement accueille les enfants de 6 à 12 ans dans trois classes. Le collège privé Nazareth, sous contrat d’association, accueille une cinquantaine d’élèves en SEGPA et dispose de salles dédiées aux ateliers. Les enseignants de l’Éducation nationale adaptent les exigences à chaque jeune, en partant de ses connaissances et de ses ressources et en valorisant chaque acquis, pour qu’il puisse peu à peu se remettre à penser. Ils travaillent en groupe ou en individuel, seuls ou avec un éducateur ou un psychopédagogue, et proposent des supports qui éveillent la curiosité, la créativité et l’envie de manipuler. En fin de journée, les enseignants du collège proposent aussi un temps de soutien pour faire ses devoirs, revoir une notion étudiée dans son établissement ou préparer un examen.

Des diplômes à la clé

Des jeunes obtiennent un diplôme ou une certification : certificat de formation générale, diplôme national du brevet, attestations scolaires de sécurité routière, et parfois un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou un baccalauréat professionnel. Ces réussites comptent beaucoup pour des jeunes qui ont souvent manqué de confiance en eux. Elles leur ouvrent la porte d’une formation ou d’un métier.

Florjan XHEDIKU au travail. Il change le filtre à air d'une voiture en panne.
© Julien Helaine

Découvrir les métiers

Pour les jeunes de 14 à 20 ans, un groupe préprofessionnel, animé par la conseillère en insertion professionnelle avec les éducateurs, les enseignants et les soignants, aide chacun à se projeter. Les jeunes visitent des lycées professionnels, des centres de formation d’apprentis, des forums des métiers et des établissements et services d’aide par le travail (ESAT), et rencontrent des professionnels. Ils font des stages dans des secteurs variés : vente et mise en rayon, mécanique, cuisine et restauration, blanchisserie, espaces verts, esthétique ou coiffure. Les premiers stages peuvent se faire aux côtés d’un éducateur ou de la conseillère, présents pour rassurer et aider en cas de difficulté ; peu à peu, le jeune gagne en assurance et peut partir seul en stage. Avec les Restos du Cœur, des jeunes découvrent aussi l’engagement associatif en participant à la distribution des repas, au tri des vêtements ou à l’accueil.

À l'Institut Nazareth, à Montpellier, le sport, la culture et les sorties aident les jeunes à prendre confiance en eux, à vivre avec les autres et à découvrir le monde qui les entoure.

Le sport

Un éducateur sportif propose aux jeunes de nombreuses activités, comme le football en salle, le rugby, la boxe, le judo ou des olympiades. Des rencontres amicales de football réunissent les jeunes de plusieurs établissements. L’institut travaille avec Hérault Sport et avec le club Montpellier Judo Olympique.

La culture pour tous

Musées, spectacles, expositions : ces lieux peuvent sembler lointains pour certains jeunes. L’institut les aide à se les approprier, en leur donnant des clés de lecture et en leur faisant rencontrer des artistes et des auteurs. Depuis plusieurs années, enfants et adolescents participent au festival du livre « Éclats de lire » : avec un auteur-illustrateur, ils écrivent et illustrent tout au long de l’année, exposent leurs réalisations et rencontrent un auteur au festival, au Vigan. Leurs parents sont invités à les accompagner dans cette découverte de la littérature. Un partenariat avec la Cité des arts leur ouvre aussi la musique, par exemple avec un concert de violoncelle.

Oumayma (pro) et Aboubakar (jeune) dans l'appartement qu'Aboubakar partage en colocation. Dispositif Jeunesse France et Raymond Delcourt - SORA (service d'orientation et de recherche autonomie) - LO'J (service d'accompagnement des jeunes majeurs en logements extérieurs). 152 Rte du Polygone, 67100 Strasbourg.
© Xavier Schwebel

La Chapelle Nazareth

Sur le site de l’institut, la Chapelle Nazareth est devenue un lieu culturel ouvert sur la ville. Elle accueille des artistes en résidence, en danse, en théâtre ou en photographie, des expositions et des créations de son et de lumière. Les jeunes y rencontrent les artistes, visitent les expositions et participent à l’accueil du public. L’art devient pour eux une autre manière de s’exprimer, de prendre confiance et de créer des liens avec leurs familles et avec les artistes du territoire.

la Chapelle Nazareth

Les séjours

Des séjours sont organisés, à la montagne, à la campagne ou à Paris. Ils permettent aux jeunes de changer de cadre, de découvrir des situations nouvelles en sécurité et de gagner en autonomie, car ils participent à la préparation, aux repas et à la gestion du budget. Ces séjours renforcent aussi la confiance en soi et les liens avec l’équipe. Ils sont préparés avec les parents, lors de rencontres qui aident chacun à vivre la séparation.

Les temps forts

Une commission des fêtes, animée par des professionnels volontaires, organise les grands rendez-vous de l’année. La fête de fin d’année scolaire réunit de nombreuses familles autour des réalisations des jeunes et d’un repas convivial. À Noël, la fête met à l’honneur les enfants et les adolescents autour d’un repas partagé avec les professionnels. Lors du Donut Day, journée portes ouvertes de l’Armée du Salut, les jeunes accueillent les partenaires avec les professionnels et leur font découvrir leurs réalisations.

Mirevedeta Saceri, CHRS familles.Aicha Saceri, CHRS familles.Kathrin, animatrice Séance de maquillage, à l'occasion de la fête de Noël à Marseille
© Maite Baldi

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