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Le Phare, au Havre, accueille et accompagne des personnes et des familles qui traversent une période de grande précarité, de la rue jusqu'au logement. Il est géré par la Fondation de l'Armée du Salut, reconnue d'utilité publique. Autour de son site historique de la rue de la Vallée, le Phare rassemble aujourd'hui plusieurs lieux d'accueil répartis dans la ville.

Les personnes accueillies

Les personnes qui s’adressent au Phare ont des parcours très différents. Ce sont des hommes et des femmes qui vivent à la rue ou en squat, parfois depuis longtemps, des familles avec de jeunes enfants qui n’ont plus de toit, des jeunes de 18 à 25 ans, souvent sortis de l’aide sociale à l’enfance et très isolés, des personnes vieillies avant l’âge par des années de précarité. Certaines vivent avec une maladie, un trouble psychique ou une addiction. Toutes sont accueillies comme des personnes qui ont des projets et l’ambition de retrouver leur place dans la société.

Ce que propose le Phare

Le Phare réunit au Havre des services qui permettent de passer de l’urgence à l’autonomie. Une équipe va à la rencontre des personnes à la rue, et un accueil de jour, rue Lamartine, leur offre chaque jour un repas, une douche et une écoute. Des places d’hébergement d’urgence permettent de se mettre à l’abri. Le centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Charlotte Bailleul et Notre Village Solidaire donnent ensuite le temps de se reconstruire. Un service logement aide à accéder à un logement et à s’y maintenir. Le Phare accueille aussi des personnes en demande d’asile et les accompagne tout au long de leur procédure.

Activités dans un centre de la Fondation de l'Armée du Salut

Chiffres clés

450
places d’hébergement.
un millier de personnes
accueilli chaque année dans son accueil de jour
1 200
adresses ouvertes dans son centre de domiciliation
200
ménages accompagnés chaque année dans le logement
Plus de 100
professionnels

Une équipe aux multiples métiers

Éducateurs spécialisés, moniteurs-éducateurs, conseillers en économie sociale et familiale et animateurs accompagnent les personnes dans les différents aspects de leur vie. Des accueillants sociaux sont présents de jour comme de nuit. Une conseillère en insertion professionnelle aide à préparer le retour à l’emploi. Maîtresse de maison, agents de service, lingère, agents d’entretien et ouvriers veillent au quotidien sur les lieux de vie. Psychologues et soignants complètent l’équipe.

Des bénévoles à nos côtés

Des bénévoles de la Congrégation de l’Armée du Salut prêtent main-forte aux équipes, à l’accueil de jour et au gymnase ouvert pendant les grands froids, aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge. Un médecin généraliste bénévole reçoit aussi, sur place, des personnes hébergées qui n’ont pas de médecin.

Prendre soin de la santé des personnes accueillies

Beaucoup de personnes accueillies se sont éloignées des soins. Rue de la Vallée, une équipe soignante réunit un médecin psychiatre et addictologue, des infirmiers et des aides-soignantes. Elle comprend un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et des lits halte soins santé (LHSS), destinés aux personnes sans domicile qui ont besoin de soins. Cette présence sur place facilite l’accès aux soins et limite les ruptures de traitement. Le Phare s’appuie aussi sur les équipes mobiles de psychiatrie et sur l’association AIDES, qui propose des dépistages.

Le docteur Jean Claude Guérin reçoit une patiente en consultation.
© Julien Helaine

La parole des personnes accompagnées

Au Phare, la voix des personnes compte. Des réunions d’expression rassemblent régulièrement les personnes hébergées, les équipes et la direction. Elles sont préparées avec les résidents, qui choisissent eux-mêmes les sujets : les repas, les visites, le linge, les activités. Leurs propositions se traduisent en changements concrets, comme la cafétéria ouverte chaque après-midi pour partager un café. Au village solidaire, un conseil de village recueille les demandes et les idées des habitants. Être écouté et voir ses propositions prises en compte aide chacun à redevenir acteur de son parcours. Le Phare mène enfin une démarche continue d’amélioration de la qualité dans tous ses services, avec un plan de prévention de la maltraitance et des livrets d’accueil régulièrement mis à jour.

Un accompagnement spirituel ouvert à tous

Un officier de la Congrégation de l’Armée du Salut (ministre du culte) passe régulièrement au Phare, à l’accueil de jour, au village solidaire et dans les lieux d’hébergement. Il prend le temps de saluer chacun, d’écouter et d’échanger avec ceux qui le souhaitent, et leur apporte réconfort et soutien pastoral. Cet accompagnement est ouvert à tous, dans le respect des convictions de chacun et sans prosélytisme.

Congrégation Armée du salut - Poste de Mulhouse 7 juin 2026 - Culte du Poste - Illustration culte
© Vincent Gerbet

Plus d'un siècle au Havre

L’Armée du Salut s’installe au Havre en 1894, rue de Saint-Quentin, près de l’hôtel de ville. Ses locaux de la rue Victor-Hugo sont détruits par les bombardements de 1944. Après la guerre, elle ouvre rue Masséna un premier centre d’hébergement pour quelques hommes seuls et distribue aux familles du charbon et des pommes de terre offerts par les Havrais et les commerçants. C’est aussi à cette époque que naît le traditionnel repas de Noël servi au Palais des expositions. Le 30 mai 1980, le Phare est inauguré rue de la Vallée. Au fil des années s’y ajoutent l’accueil de jour, la maraude, l’accueil des demandeurs d’asile, les soins et, depuis 2023, le village solidaire.

Au Phare, au Havre, l'accueil d'urgence est souvent le premier contact avec la Fondation de l'Armée du Salut. Il répond aux besoins les plus immédiats, manger, se laver, dormir à l'abri, et ouvre la porte à un accompagnement pour la suite. Pour beaucoup de personnes sans domicile, c'est le repère de chaque journée.

L'accueil de jour de la rue Lamartine

Au 22, rue Lamartine, l’espace solidarité insertion (ESI) est le seul accueil de jour généraliste du Havre et de sa région. Ouvert tous les jours de l’année, il reçoit sans condition les personnes sans logement ou hébergées de façon précaire, seules ou en famille. Elles y trouvent un petit-déjeuner, un déjeuner servi à table, des douches, une laverie et un espace pour se reposer. Une bagagerie de 56 casiers sécurisés leur permet de déposer leurs affaires et de ne plus porter leurs sacs toute la journée. Goûters et repas de fête rythment l’année.

Être écouté et orienté

À l’accueil de jour, les travailleurs sociaux du service d’accueil et d’orientation reçoivent chacun, avec ou sans rendez-vous. Ils font le point sur ses besoins, l’aident à ouvrir ses droits, l’accompagnent vers les services de santé et déposent avec lui les demandes d’hébergement auprès du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO). Des professionnels de santé y mènent des campagnes d’information, de dépistage et de vaccination. Le service de domiciliation permet aux personnes sans adresse stable de recevoir leur courrier, avec un message d’alerte sur leur téléphone, et de faire leurs démarches : carte d’identité, droits sociaux, demande de logement. Il est ouvert du lundi au vendredi, et plus tard un jour par semaine pour les personnes qui travaillent.

Être écouté et orienté

L’équipe mobile d’urgence sociale parcourt tous les jours l’agglomération havraise, des quartiers du Havre au port, de Sainte-Adresse à Montivilliers, Harfleur ou Gonfreville-l’Orcher. Elle va vers les personnes qui dorment dehors ou dans des squats, y compris celles qui ne demandent plus rien. Elle apporte un duvet, une boisson chaude, prend le temps d’écouter et de recréer un lien, en respectant le rythme de chacun. Pas à pas, elle les accompagne vers l’accueil de jour, les soins et un hébergement. Partenaires, habitants ou entreprises peuvent lui signaler une personne en difficulté, notamment par le 115.

NITA Daniela (Stagiaire en reconversion professionnelle).HADDAD Kamel ( Salarié) .H Mounir (present aux distributions Gare de l’Est)
© Valentina Camu

Un toit pour la nuit

Rue de la Vallée, le Phare propose 23 places d’hébergement d’urgence attribuées par le 115 et 71 places de mise à l’abri, dans des chambres adaptées aux familles nombreuses. Une équipe est présente jour et nuit, les repas sont servis sur place, et les travailleurs sociaux préparent avec les personnes la suite de leur parcours. La vie collective a aussi sa place, avec des fêtes préparées avec les résidents.

Pendant l'hiver

Chaque hiver, des places supplémentaires sont ouvertes pour mettre à l’abri, en priorité, des familles avec enfants. Lors des périodes de grand froid décidées par la préfecture, la Fondation ouvre aussi un gymnase d’au moins 50 places où les personnes sans solution peuvent passer la nuit au chaud. Les équipes y accueillent chacun et invitent ceux qu’elles ne connaissent pas encore à venir dès le lendemain à l’accueil de jour.

HASSANI Mohammed , AYAT Shabana et sa fille , HASSANI Julie, Ayab gul Nusiry(FADS)
Valentina Camu;© Valentina Camu

Comment être accueilli

L’accueil de jour de la rue Lamartine reçoit sans rendez-vous. Les places d’hébergement d’urgence sont attribuées par le 115, et les places de mise à l’abri par le SIAO. Les travailleurs sociaux de l’accueil de jour aident les personnes à déposer leur demande.

Au Phare, au Havre, la Fondation de l'Armée du Salut offre aux personnes qui ont perdu leur logement le temps et l'accompagnement nécessaires pour se reconstruire. Après la rue ou l'urgence, un hébergement stable permet de souffler, de se soigner, de régler ses papiers et de préparer l'accès à un logement ou à un lieu de vie adapté. Ces places relèvent du centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Charlotte Bailleul et de Notre Village Solidaire.

Prendre soin des plus fragiles

Rue de la Vallée, 35 places accueillent des personnes dont la santé ou la situation demande une attention particulière : personnes malades, parfois âgées, victimes de violences, femmes enceintes ou jeunes mères avec leur nourrisson. Ici, le temps de l’accompagnement s’adapte à chacun. Toutes sont en lien avec l’équipe soignante installée sur place, et l’équipe sociale les accompagne vers les soins, l’ouverture de leurs droits puis, quand elles sont prêtes, vers un lieu de vie adapté : logement accompagné, pension de famille ou établissement pour personnes âgées.

Un hébergement collectif

Le CHRS dispose de 75 places en hébergement collectif, dans plusieurs bâtiments du Havre. Dans la résidence de la rue Mazeline, des personnes seules et des mères avec leurs enfants partagent une cuisine et une laverie, et des espaces ont été pensés pour les femmes et les enfants. D’autres immeubles accueillent des familles dans des logements. Les personnes sans ressources reçoivent chaque semaine une aide pour leurs courses, complétée par des associations.

Des appartements en ville

Le CHRS propose aussi 70 places dans des appartements meublés et entièrement équipés, du studio au logement familial, répartis dans la ville. Les personnes y vivent comme chez elles et participent aux frais selon leurs ressources. Les travailleurs sociaux leur rendent visite, les reçoivent au bureau et soutiennent les parents dans l’éducation et la scolarité de leurs enfants, en lien avec les écoles. Un livret conçu avec le service logement prépare chacun à gérer un budget, à choisir un logement et à s’y installer.

D'origine georgienne Kéthévan VALISHVILI et Vepka APTSIAURI reçoivent l'éducatrice Justine WELLAERT dans leur logement diffu.
© Julien Helaine

Notre Village Solidaire

Sur un terrain prêté par la Ville du Havre, Notre Village Solidaire offre dix chalets individuels à des personnes qui ont connu la rue et veulent prendre soin d’elles face à une addiction. Chacun peut y venir avec son animal, ce qui est rare dans l’hébergement. Les personnes accueillies partagent une cuisine, préparent ensemble des repas faits maison, entretiennent les espaces extérieurs et pratiquent un sport adapté avec un éducateur sportif. Un atelier d’arts plastiques, des sorties au musée et des projections-débats nourrissent la confiance en soi.

Un accompagnement personnalisé

Chaque personne a un travailleur social référent, avec qui elle construit un projet personnalisé, revu régulièrement. Ensemble, ils ouvrent ou rétablissent des droits, engagent des soins, règlent les démarches administratives et préparent la suite. Des associations caritatives havraises, comme le Secours Catholique, apportent vêtements, aide alimentaire ou titres de transport, et des avocats et associations spécialisées aident les personnes dans leurs démarches de droit au séjour.

Une femme de dos en échange avec une sage-femme de l'Armée du Salut
© Valentina Camu

Retrouver le chemin de l'emploi

Le travail permet de retrouver un revenu, un rythme et la confiance en soi. Une conseillère en insertion professionnelle aide les personnes hébergées à rédiger un CV, à s’inscrire à France Travail, à trouver une formation, souvent en commençant par le français, puis un stage ou un emploi, par exemple dans le bâtiment ou la restauration. Des ateliers numériques hebdomadaires permettent d’apprendre à se servir d’un ordinateur. Avec la Ville du Havre, des séances sportives suivies d’un temps d’échange sur l’emploi remobilisent les participants.

Comment être accueilli

Les places sont attribuées par la commission du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), sur demande déposée avec un travailleur social. L’équipe rencontre ensuite la personne pour lui présenter le lieu et l’accompagnement, puis signe avec elle un contrat de séjour. Pour Notre Village Solidaire, une visite peut être proposée avant l’entrée, et l’admission se décide avec les équipes de l’urgence sociale et du soin.

Le Phare, au Havre, aide des personnes et des familles à accéder à un logement et à s'y maintenir. Avoir son propre bail, c'est retrouver une adresse, une stabilité et une place dans un quartier. Mais un premier logement, des dettes ou une période difficile peuvent tout remettre en cause : le service logement du Phare accompagne alors les ménages vers l'autonomie.

Accéder à un premier logement

Beaucoup des ménages accompagnés n’ont jamais eu de logement en France. Ils sortent d’un centre d’hébergement ou d’un centre pour demandeurs d’asile et viennent d’obtenir un logement social. Un travailleur social les accompagne dès la signature du bail et l’état des lieux : ouverture des compteurs, assurance habitation, recherche de meubles et d’équipement selon le budget, demandes d’aides, découverte du quartier et des services de proximité. Il les aide à comprendre le rôle de chaque administration et à faire seuls leurs démarches en ligne. Pour lever la barrière de la langue, l’équipe s’appuie sur des pictogrammes, des images et des outils de traduction.

BOESPFLUG Charlène TS / CHAILLAUD Jean-Claude (casquette) et PHILIPPE Jacky au supermaché
© Sébastien Godefroy

Se maintenir dans son logement

D’autres ménages sont déjà locataires mais risquent de perdre leur logement, à cause de loyers impayés, de dettes ou d’une rupture dans leur vie. Avec l’accompagnement social lié au logement, financé par le Département de la Seine-Maritime, le travailleur social établit avec eux un budget, les aide à prioriser leurs dépenses, à négocier un plan de remboursement ou à constituer un dossier de surendettement. L’objectif est d’éviter l’expulsion et le retour à la rue. Les bailleurs sociaux Alcéane et Logéo Seine font aussi appel au Phare pour accompagner certains de leurs locataires, à l’entrée dans les lieux ou lorsqu’une difficulté apparaît.

Un logement en sous-location

Certaines personnes ont besoin d’un temps de transition avant de devenir locataires en titre. Le Phare loue alors un logement, auprès d’un propriétaire privé ou d’un bailleur social, et le sous-loue au ménage. La relation avec le propriétaire est ainsi sécurisée, et le ménage apprend pas à pas son rôle de locataire. Lorsque les objectifs sont atteints, au terme d’un accompagnement prévu pour un an et parfois prolongé, le bail passe à son nom et il reste dans le logement qu’il a fait sien. Le Phare met aussi à disposition des logements temporaires pour des personnes aux ressources modestes, le temps de trouver une solution durable.

Un accompagnement de proximité

Le travailleur social rend visite au ménage chez lui et le reçoit au bureau, y compris en soirée une fois par semaine pour les personnes qui travaillent. Il l’accompagne si besoin à la caisse d’allocations familiales, aux impôts ou dans les lieux de soins. Il travaille en lien avec les services sociaux du secteur, les bailleurs et une équipe mobile précarité et santé, puis passe le relais aux services sociaux de proximité quand le ménage est autonome.

L'éducateur Rémi LECLUSE reçoit le résident Alsény CAMARA pour faire le point sur ses démarches administratives.
© Julien Helaine

Comment faire une demande

Selon les situations, l’accompagnement est demandé par un travailleur social, le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), le Département ou le bailleur. Une première rencontre permet de présenter l’accompagnement et de fixer avec le ménage ses objectifs. Un contrat précise ensuite les engagements de chacun.

Au Havre, dans le quartier de Caucriauville, le Phare accueille des personnes qui ont fui leur pays et demandent la protection de la France. Pendant une procédure souvent longue, un hébergement stable et un accompagnement attentif leur permettent de faire valoir leurs droits, de se soigner, d'apprendre le français et de trouver leur place dans la ville.

Des appartements pour se poser

Le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) dispose de 80 places pour des familles, des mères seules avec leurs enfants et des personnes seules. Il occupe 22 grands appartements meublés dans un même immeuble de la rue Édouard-Vaillant, tout près du tramway. Chaque logement a une cuisine équipée, une salle de bains et une machine à laver, et le linge de lit et la vaisselle sont fournis. Les personnes seules partagent un appartement à trois, chacune avec la clé de sa chambre. L’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA) accueille de son côté 93 hommes seuls, souvent de jeunes adultes, dans des appartements meublés du Havre.

Un accompagnement individualisé

Une équipe d’éducateurs spécialisés accompagne chaque personne dans sa procédure auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), dans l’accès aux soins et dans sa vie quotidienne. Beaucoup ont traversé de dures épreuves dans leur pays ou sur la route de l’exil : au centre d’accueil, un soutien psychologique est proposé dès l’arrivée. Chaque ménage du centre d’accueil est inscrit aux Restos du Cœur, et les enfants découvrent les crèches, la médiathèque et les centres de loisirs du quartier. Lorsqu’une protection est accordée, l’équipe prépare avec la personne l’accès à un logement, avec l’appui du service logement du Phare.

Parler, partager, se sentir utile

Les ateliers sont pensés comme des lieux de rencontre et de confiance. Chaque mois, des femmes se retrouvent dans un groupe de parole animé avec une sage-femme de la Maison des femmes du Groupe hospitalier du Havre, et un groupe réunit aussi les hommes autour de la famille, du couple et de l’égalité entre femmes et hommes. Le café des parents permet d’échanger sur l’éducation des enfants loin de son pays. Des ateliers, de cuisine ou de théâtre d’improvisation, et des moments de détente autour de jeux, de films ou de matchs de football animent le quotidien. Avec l’Entraide protestante, des résidents cultivent un jardin partagé, dont les récoltes sont partagées avec les bénéficiaires de l’aide alimentaire de l’association

Macpayen Théodora-Sephora.Rahim Nadhir.Chuzaryan Elmira ( famille).Bankart Lina
© Valentina Camu

S'ouvrir sur la ville

Des sorties sont parfois organisées, comme à la plage ou au théâtre. Les résidents prennent aussi part à la vie du quartier, par exemple en tenant un stand à la fête de Caucriauville. Ces moments permettent de souffler dans un quotidien marqué par l’attente, et de tisser des liens avec les habitants.

Comment être accueilli

L’admission se fait sur orientation de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui propose une place dès qu’elle se libère. À son arrivée, la personne est accueillie par l’équipe, qui l’installe dans son logement. Le contrat de séjour est signé dans les jours qui suivent, lors d’un entretien avec l’équipe.

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