Publié le 2 avril 2026
Je suis la résurrection et la vie
Ce devait être un beau samedi. Mais l’a-t-il été vraiment ? En fait, il aurait pu être désastreux. Déjà, il n’avait pas bien commencé : je faisais une crise cardiaque, sérieuse semble-t-il, angoissante pour Bronwyn mon épouse et très perturbante pour moi. Était-ce vrai ? Mon temps était-il arrivé ? Était-ce comme cela que je devais rejoindre la maison du Père ? Et mes enfants, mes petits-enfants ? Et Bronny ? Et mon ministère ? J’avais encore des choses à faire. Non, ce n’était pas un beau samedi. Il était horrible, oppressant, lugubre et effrayant.
Et pourtant, tel qu’il s’est déroulé, il fut un beau samedi. Quand je repense à cette journée d’octobre dernier, je suis reconnaissant pour les miracles vécus pendant ce jour si angoissant. Les bonnes personnes sont intervenues au bon moment, avec une attention fraternelle suivie d’actes concrets. Une infirmière salutiste formidable dont l’ami était un chrétien cardiologue. Une intervention vitale bien menée et la promesse de Dieu que tout irait bien. Dans sa généreuse providence, Dieu a tout mené parfaitement. En analysant et en méditant sur les événements de ce jour-là, j’en suis venu à la conclusion qu’après tout, ce fut un beau samedi.
Jeune soldat, je me rappelle combien l’usage du mot « saint » dans l’histoire de Pâques m’avait laissé perplexe. Vendredi Saint, le jour où ils crucifièrent Jésus ! Comment ce jour pouvait-il être qualifié de « Saint » ? Disons-le : ce vendredi fut une journée horrible. Un jour d’accusations injustes, de torture, de douleur et de souffrance implacable avec la croix, l’arme du diable, utilisée contre l’agneau de Dieu. C’était horrible, sinistre, impardonnable. Mais à regarder plus loin, nous réalisons, sans excuser les événements de ce jour, que nous sommes témoins de l’action de Dieu. Devant la croix, cette parfaite manifestation du mal dans toute sa brutalité, Dieu se tient avec son amour libérateur, victorieux sur le mal, le péché et la mort. Il transforme un vendredi sinistre en un « Vendredi Saint » exceptionnel.
Il nous faut comprendre que quoiqu’il advienne, Jésus était motivé par l’amour. Il alla jusqu’à la mort sur la croix par amour pour l’humanité. Par amour pour vous et pour moi. Dans sa Lettre aux Romains, Paul écrit : « Dieu prouve son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rm 5, 8). Jésus a montré l’étendue de l’amour de Dieu en prenant sur lui le péché du monde. Ce vendredi-là, Jésus était mû par amour. La vérité est que Dieu nous aime et Jésus en est la preuve.
L’auteur de l’Épître aux Hébreux s’interroge : « Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut ? » (He 2,3). Dans le livre d’Ésaïe nous lisons « c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Es 53, 5). C’est un mystère, c’est vrai. D’une manière mystérieuse et divine, les événements du Vendredi Saint détiennent la clé de notre guérison, de notre pardon, de notre salut et de notre adoption. Le rachat nous permet d’être accueillis par Dieu lui-même. Jésus, mû par amour, rend possible notre restauration, notre rédemption et notre réconciliation. Nous sommes guéris, nous sommes sauvés. Nous sommes aimés.
Il peut être difficile de voir les événements du Vendredi Saint comme une victoire, mais c’est pourtant cela. C’est d’abord la victoire de Jésus. Il a été fidèle et obéissant jusqu’à la mort sur la croix. « Tout est accompli » (Jn 19, 30). dit-il. J’ai accompli ma mission. C’est fait. Le pouvoir du péché et de la mort est vaincu.
Ensuite, le triomphe du Calvaire est la défaite du mal. La victoire de Jésus sur le péché et la mort, devient notre victoire. Parce que nous vivons de ce côté-ci de la Résurrection, nous pouvons célébrer le Seigneur qui nous a rendus justes devant Dieu. Il a vaincu la mort et vit éternellement. Sa victoire devient la nôtre. Jésus lui-même l’a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26)
Jésus évoque la mort physique, mais il poursuit en déclarant que la mort n’est pas le mot de la fin pour ceux qui, par la foi, lui appartiennent. Ce qui veut dire que la mort n’est pas une muraille, mais un seuil. La mort a été dépouillée de sa toute-puissance et de son effroi : elle ne peut plus priver quelqu’un de la vie que Jésus donne. La vie éternelle n’est pas seulement une affaire de durée, c’est aussi une affaire de dimension. C’est une vie animée par la présence de Dieu, et elle commence au moment où nous mettons notre confiance en Jésus.
En fin de compte, c’était un très beau « Vendredi Saint » !
Ma prière est que chacun de vous soit passionné par l’amour que Dieu vous porte et que vous puissiez découvrir pleinement cet amour qui s’est manifesté en Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur du monde.
Que la bénédiction de Dieu repose sur vous.
Lyndon Buckingham
Général
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