L'Armée du Salut
Nos actions
M'engager
Nous soutenir
Le Palais héberge des femmes seules et des mères avec leurs enfants, le temps de se poser et de préparer la suite. Il propose des studios meublés et accompagnés à des personnes qui se préparent à vivre dans leur propre logement, et un chez-soi durable à celles et ceux dont la situation rend difficile l’accès à un logement ordinaire. Il accueille des mineurs non accompagnés et des jeunes majeurs confiés par l’Aide sociale à l’enfance. Chaque hiver, il ouvre des places supplémentaires pour mettre des femmes à l’abri. Il gère enfin une crèche ouverte au quartier, des cuisines partagées pour les familles hébergées à l’hôtel et un chantier d’insertion pour les femmes.
Le Palais héberge des femmes seules et des mères avec leurs enfants, le temps de se poser et de préparer la suite. Il propose des studios meublés et accompagnés à des personnes qui se préparent à vivre dans leur propre logement, et un chez-soi durable à celles et ceux dont la situation rend difficile l’accès à un logement ordinaire. Il accueille des mineurs non accompagnés et des jeunes majeurs confiés par l’Aide sociale à l’enfance. Chaque hiver, il ouvre des places supplémentaires pour mettre des femmes à l’abri. Il gère enfin une crèche ouverte au quartier, des cuisines partagées pour les familles hébergées à l’hôtel et un chantier d’insertion pour les femmes.
Dans les hôtels sociaux où le 115 héberge des familles, il n’y a presque jamais de cuisine. Pour que ces familles puissent préparer elles-mêmes des repas équilibrés, le Palais de la Femme a développé avec le Samu social de Paris les cuisines partagées « Palais en partage ». Elles disposent de trois lieux : la grande cuisine collective du Palais, une cuisine de quartier à Ménilmontant, ouverte aussi aux habitants et aux associations, et un camion-cuisine qui se rend au plus près des hôtels. Sur inscription, chacun vient y cuisiner de quoi tenir plusieurs jours. Des produits de base sont offerts à tous, et des fruits et légumes bio en circuit court sont distribués à la manière d’un marché, où chacun choisit ce qu’il prend. Les cuisines sont aussi des lieux d’écoute et d’orientation, où l’on trouve des kits d’hygiène, des couches et un accès à une laverie gratuite.
Plusieurs psychologues font partie des équipes : ils vont à la rencontre des nouveaux arrivants, offrent un espace d’écoute confidentiel et orientent vers les soins lorsque c’est nécessaire. Avec les responsables des services, ils croisent régulièrement le regard psychologique et le regard social sur les situations délicates. Une convention lie le Palais au secteur de psychiatrie du 11e arrondissement des Hôpitaux de Saint-Maurice.
Travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés, professionnelles de la petite enfance, psychologues, juristes spécialisées en droit des étrangers, infirmières, animatrices et encadrantes techniques accompagnent chaque jour les personnes accueillies. Agents d’accueil, d’entretien et techniques, cuisiniers et équipes administratives font vivre la maison. Des avocats du barreau de Paris y tiennent aussi des permanences juridiques gratuites.
Entre soixante et quatre-vingts bénévoles s’engagent au Palais. Ils accueillent les familles aux cuisines partagées, animent des cours de couture et de français ou des séances de réflexologie, aident les enfants et les jeunes à faire leurs devoirs et lisent des histoires aux plus petits. Des jeunes en service civique participent à la vie des cuisines partagées.
Des réunions organisées dans les différents services permettent aux résidents de parler de la vie quotidienne avec l’équipe, de dire leurs besoins et de proposer des améliorations. Des échanges plus informels complètent ces temps, pour que leur parole soit prise en compte au quotidien. Les enfants et les jeunes ont aussi leurs propres temps d’expression.
La Fondation propose des temps de présence et d’écoute dans le hall et, sous le nom « Saveurs et spiritualité », aux cuisines partagées, ainsi que des causeries, « Paroles de vie ». Ces moments aident à rompre l’isolement et à chercher du sens face aux événements de la vie. Ils sont ouverts à tous, dans le respect des convictions de chacun et sans prosélytisme.
Le Palais propose 43 studios individuels à des personnes seules, presque toutes des femmes, orientées par le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) de Paris. L’accueil est inconditionnel : il ne dépend ni des ressources ni de la situation administrative. Les résidentes ont des âges très variés, et une partie d’entre elles a dépassé la cinquantaine. Un entretien et une visite du studio précèdent l’arrivée, puis chacune reçoit un kit d’hygiène et un kit de cuisine pour s’installer. Avec son travailleur social référent, elle construit un projet personnalisé, revu régulièrement : ouvrir ses droits, se soigner, trouver un emploi, accéder à un logement. Une juriste spécialisée en droit des étrangers l’accompagne dans ses démarches de titre de séjour, jusque devant le tribunal si nécessaire, et une psychologue lui propose un espace d’écoute. Une salle collective, embellie par les résidentes elles-mêmes d’une fresque murale, accueille un temps du café chaque semaine et met à disposition ordinateurs, livres et jeux de société.
Chaque hiver, le Palais ouvre 40 places pour des femmes sans abri, orientées par le SIAO. Elles sont hébergées dans des chambres collectives et reçoivent trois repas par jour. Une équipe les accompagne pour qu’aucune ne reparte sans solution : à la fermeture, la grande majorité est orientée vers un hébergement ou un logement.
La résidence sociale compte 177 studios individuels et meublés, avec sanitaires privatifs. La plupart disposent d’un coin cuisine, les autres partagent deux cuisines par étage. Elle accueille des personnes seules aux revenus modestes, en grande majorité des femmes, qui arrivent souvent d’un foyer, de chez des proches ou de la rue. Chacun y vit dans son logement, règle sa redevance et apprend à s’y installer. Un travailleur social l’accompagne pour tenir son budget, faire ses démarches et faire avancer sa demande de logement social, y compris par un recours au titre du droit au logement opposable. Une conseillère emploi du plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) reçoit au Palais les résidents les plus éloignés de l’emploi. La grande majorité des personnes qui quittent la résidence accèdent à un logement durable, et l’équipe continue de les suivre quelques mois pour faciliter leur installation.
Au cinquième étage, la pension de famille propose 20 studios équipés d’une cuisine, dont quatre pour des couples, à des femmes et des hommes qui ont connu la rue ou de longues années de précarité, et dont la situation rend difficile l’accès à un logement ordinaire. Certains ont plus de soixante ans. On y vit sans limite de durée, chez soi mais pas seul. Un salon et une cuisine-salle à manger partagés accueillent le café, les ateliers pâtisserie et les repas collectifs. Une éducatrice spécialisée et une technicienne de l’intervention sociale et familiale accompagnent les locataires dans leurs démarches, leur santé et leur vie quotidienne, et proposent des sorties, au bowling, au cinéma ou en forêt. Chaque mois, une réunion permet aux locataires d’organiser ensemble la vie collective, et ils ont participé à la rénovation de leurs espaces communs. Les places sont attribuées par la Ville de Paris, par l’État, via le SIAO, et par la Fondation de l’Armée du Salut.
Le Palais héberge, dans 50 studios, des mères seules avec un ou plusieurs enfants. Les enfants ont tous les âges, du nouveau-né à l’adolescent. L’accueil est inconditionnel, sur orientation du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) de Paris. À l’arrivée, chaque famille reçoit un kit d’hygiène et un kit de cuisine. L’équipe fournit aussi lait et couches, des tickets-service pour les courses alimentaires et une aide pour les transports. Les familles dont le studio n’a pas de coin cuisine disposent de cuisines collectives, dont la grande cuisine du Palais.
L’équipe réunit des travailleurs sociaux, des éducatrices de jeunes enfants, une psychologue et une juriste. Chaque mère construit avec son référent un projet personnalisé, revu régulièrement : régulariser sa situation, ouvrir ses droits, trouver un emploi, scolariser et soigner ses enfants, accéder à un logement. La juriste l’accompagne dans ses démarches de titre de séjour, mais aussi pour des questions familiales, comme une pension alimentaire, et pour les recours au titre du droit au logement opposable. La psychologue reçoit les mères, les enfants ou les deux ensemble, car la demande porte souvent sur le lien entre la mère et l’enfant. Elle travaille avec la protection maternelle et infantile, les écoles et les centres médico-psychologiques du quartier. L’équipe aide aussi les mères à inscrire elles-mêmes leurs enfants au centre de loisirs, aux activités périscolaires ou en colonie de vacances, pour que la famille trouve sa place dans le quartier. À leur départ, des familles accèdent à un logement social.
Les éducatrices de jeunes enfants et la psychologue animent un atelier mamans-bébés, un moment convivial pour partager jeux et attention avec son tout-petit et prendre confiance en son rôle de parent. Chaque mois, une veillée lecture réunit les enfants de 4 à 7 ans autour des livres, avec l’association Lire et faire lire. L’association Bio Consommateurs initie les enfants à une alimentation saine avec des ateliers « du champ à l’assiette », et un accompagnement scolaire collectif, avec l’association Koh Ed, les aide dans leurs devoirs. Un conseil des enfants donne aux plus jeunes la possibilité de dire leur avis sur la vie du lieu, les activités et l’aménagement des espaces.
Le Palais de la Femme gère une crèche à vocation sociale de 40 places, qui accueille des enfants de 12 semaines à 3 ans. Elle réunit volontairement les enfants des familles hébergées au Palais et ceux des familles du quartier, qui sont les plus nombreux. Les familles du quartier s’adressent directement à la crèche. Les mères hébergées au Palais y sont orientées par leur équipe, les familles vivant à l’hôtel par les cuisines partagées, et d’autres par la protection maternelle et infantile ou les services sociaux du quartier. Les parents choisissent le nombre d’heures d’accueil dont ils ont besoin, à temps plein ou à temps partiel, pour concilier vie familiale et vie professionnelle. Une équipe de professionnelle prennent soin des enfants, dans des locaux répartis sur plusieurs niveaux, avec une salle d’activités sensorielles. La crèche accueille aussi des enfants en situation de handicap.
Le foyer Nazareth, sur un site annexe du Palais de la Femme, accueille 27 garçons de 15 à 18 ans, mineurs non accompagnés confiés par l’ASE de Paris, dont quelques jeunes particulièrement vulnérables. Avant d’entrer, chaque jeune visite le foyer, rencontre l’équipe et prend le temps de réfléchir. C’est un lieu de semi-autonomie : les jeunes préparent eux-mêmes leurs repas, avec un kit de cuisine remis à l’arrivée, et la maîtresse de maison leur apprend à faire les courses, à cuisiner et à entretenir leur linge.
Chaque jeune a un éducateur référent, qui suit avec lui sa scolarité, sa santé et ses démarches. La plupart suivent une formation initiale ou un apprentissage. L’équipe les aide à reconstituer leur état civil et à obtenir leurs papiers d’identité, puis à préparer, avant leurs 18 ans, leur demande de titre de séjour. Une psychologue leur offre un espace d’écoute, et une infirmière veille à leur suivi de santé et à leurs vaccinations. À leur départ, les jeunes rejoignent le plus souvent un foyer de jeunes travailleurs ou un appartement partagé.
Chaque mois, une réunion des jeunes, nourrie par une boîte à idées, permet à chacun de s’exprimer sur la vie du foyer. Les week-ends et pendant les vacances, l’équipe propose des sorties, au cinéma, au musée ou à la mer, des ateliers cuisine et des repas de fête. La salle commune offre ping-pong, billard et télévision pour partager les grands matchs. Des ateliers menés avec l’association Les Ombres ont aussi aidé des jeunes à préparer leur entrée dans la vie professionnelle.
Au Palais, rue de Charonne, 32 jeunes de 18 à 21 ans vivent chacun dans un studio individuel. Anciens mineurs non accompagnés, ils bénéficient d’un contrat jeune majeur signé avec l’Aide sociale à l’enfance, qui les accompagne jusqu’à leurs 21 ans. Le service est ouvert aux jeunes femmes comme aux jeunes hommes. Certains studios ont un coin cuisine, les autres partagent des cuisines collectives à l’étage.
Avec leur travailleur social référent, les jeunes construisent leur projet. Certains suivent une formation initiale, d’autres un apprentissage, et la Mission locale les appuie dans leur insertion professionnelle. Une juriste les accompagne dans leurs démarches de titre de séjour, notamment pour passer d’un titre d’étudiant à un titre de salarié, et une psychologue est à leur écoute. L’équipe les aide à ouvrir un compte bancaire, à gérer leurs droits à l’assurance maladie et à la caisse d’allocations familiales, et à faire leur déclaration d’impôts. Ceux qui ont des revenus s’engagent à participer à leurs frais d’hébergement selon leurs moyens, ce qui les prépare à payer un loyer. Des intervenants sont venus parler de santé sexuelle, de consentement, de prévention des consommations ou de gestion du budget.
Une salle d’animation leur est ouverte pour se retrouver, et des soirées conviviales, des séances de cinéma ou du football en salle sont régulièrement organisés. À la sortie, l’équipe les aide à rejoindre un foyer de jeunes travailleurs, une résidence étudiante ou un logement du dispositif Louez Solidaire.
Plusieurs activités sont proposées chaque semaine, et les résidents en sont informés par un groupe de messagerie qui en réunit plus d’une centaine et par un écran à l’accueil. Un parcours mené avec l’Opéra de Paris ouvre aux résidents les portes des deux opéras : visites, rencontres avec des artistes et spectacles. Concerts, musées et pièces de théâtre complètent ces découvertes. Des projets plus ambitieux voient aussi le jour, comme un atelier de broderie dont les créations ont été exposées dans le hall. Le hall accueille d’ailleurs régulièrement des expositions, comme les bustes réalisés par des résidentes autour du mot « femme ».
Les résidents peuvent pratiquer le yoga dans un studio voisin, aux côtés de ses élèves, le fitness ou la danse avec une école partenaire. Des initiations au vélo ou au roller ont aussi été proposées. Des massages, des soins de socio-esthétique ou de manucure offrent des moments de détente et aident à prendre soin de son image.
Le Palais relaie des campagnes de prévention, comme Octobre rose ou le Mois sans tabac. Avec l’association Droit de regard, il propose gratuitement un examen de la vue et des lunettes ; il distribue aussi des protections périodiques et organise des ateliers pour mieux manger avec des diététiciens. Des ateliers aident enfin à rédiger un CV et une lettre de motivation, et un espace numérique a été installé dans le hall.
Les sorties font découvrir Paris autrement, du zoo de Vincennes au Jardin des Plantes ou à une promenade en bateau-mouche. Des sorties en famille sont aussi proposées, comme un pique-nique au lac Daumesnil. Les familles accueillies aux cuisines partagées peuvent, elles aussi, profiter de cette programmation.
Blanche et Albin Peyron, officiers de l’Armée du Salut, développent en France l’action sociale de l’Armée du Salut auprès des plus vulnérables. Ils créent les « soupes de nuit », qui apportent une assiette de soupe chaude aux sans-logis de Paris, et entreprennent de construire des bâtiments pour les loger. En juillet 1925, ils inaugurent le Palais du Peuple. Quelques mois plus tard, en janvier 1926, l’Armée du Salut acquiert le bâtiment de la rue de Charonne. Le Palais de la Femme ouvre ses portes en juin 1926 : c’est un hôtel social pour 630 femmes isolées.
Au fil des décennies, le Palais s’adapte aux changements de la société et aux besoins des femmes qui cherchent à se loger à Paris. En 2000, la Fondation de l’Armée du Salut, nouvellement créée, en reprend la gestion. De 2006 à 2009, un vaste chantier de réhabilitation transforme ses centaines de chambres en 350 studios individuels, chacun avec ses sanitaires, et pour beaucoup avec une kitchenette. Depuis, le Palais n’a cessé de se réinventer : ouverture d’une pension de famille en 2014, accueil d’hommes à la résidence sociale depuis 2017, création en 2019 du service jeunes majeurs, du foyer pour mineurs non accompagnés. Une crèche ouverte au quartier et des cuisines partagées pour les familles hébergées à l’hôtel complètent aujourd’hui son action.
Depuis 2003, le Palais de la Femme est en partie inscrit au titre des Monuments historiques. Cette protection concerne ses façades et toitures sur rues et sur cours, ses terrasses et ses verrières, son hall et son escalier monumental, ainsi que les pièces du rez-de-chaussée ornées de vitraux photographiques ou de céramiques : le restaurant, le salon de thé, la bibliothèque et le salon de télévision. Le lettrage d’origine de la façade a été restauré, et des fresques d’une artiste muraliste ont égayé le hall d’entrée et plusieurs lieux de passage. Résidentes, salariées et femmes du chantier d’insertion ont participé à ces projets.
Le Palais de la Femme a eu cent ans en 2026. Fidèle aux trois missions de la Fondation, « Secourir, accompagner, reconstruire », il reste un refuge pour les femmes et les familles, et un lieu ouvert sur son quartier.
Publiée le 22/10/2026
FONDATION DE L'ARMEE DU SALUT
Paris, 75020
INTERNSHIP
Publiée le 21/10/2026
FONDATION DE L'ARMÉE DU SALUT
Paris, 75013
CDD
Publiée le 20/10/2026
FONDATION DE L'ARMEE DU SALUT
Paris, 75000
CDI
Mouzaïa - La Cocotte – Cuisine Partagée - Cuisine Partagée
15 Rue de la Réunion, 75020 Paris, France
ponctuelle
Prochaine action le 06/11/2026
Mouzaïa - Dispositifs d'Urgence Alimentaire - Accueil d'urgence
73 Rue des Pyrénées, 75020 Paris, France
ponctuelle
Prochaine action le 23/10/2026
Mouzaïa - Dispositifs d'Urgence Alimentaire - Accueil d'urgence
51 Rue Ramponeau, 75020 Paris, France
ponctuelle
N’hésitez pas à nous contacter, nous vous répondrons dans les meilleurs délais.
La Fondation de l’Armée du Salut, sur la base de son projet, mène et coordonne l’action de structures et services sociaux, médicosociaux et sanitaire au service de personnes fragilisées par des accidents de la vie, des dépendances ou des précarités de tout type.
La Fondation de l’Armée du Salut compte plus de 200 établissements implantés dans 28 départements et 12 régions. Au sein de ces structures et services, les équipes professionnelles accueillent et accompagnent ceux qui en ont besoin.