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"Cité de refuge" l'usine du bien être de Le Corbusier

Grand précurseur, l’architecte Le Corbusier est choisi pour réaliser dans les années 30 la "Cité de Refuge", un établissement de l'Armée du Salut pour accueillir les nécessiteux, le projet est révolutionnaire.

En hommage à la Princesse Singer-Polignac

Bienfaitrice de la Fondation de l’Armée du Salut, la princesse Edmond de Polignac commande en 1929 un bâtiment qui doit abriter les services généraux sociaux de l’Armée du Salut et un centre d’hébergement pour 500 personnes.

Elle impose le choix de l’architecte, Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, qui livre l’un de ses premiers édifices importants à Paris. Il travaille sur ce bâtiment avec son cousin Pierre Jeanneret. Construit à partir de 1930, le « Refuge Singer-Polignac » – en hommage à la Princesse, née Singer est inauguré le 7 décembre 1933 par le président de la République Albert Lebrun et Albin et Blanche Peyron, alors directeurs de l’Armée du Salut.

Il se situe 37 rue du Chevaleret, dans le XIIIe arrondissement de Paris, qui était hier un quartier excentré et se trouve aujourd’hui au coeur d’une des zones en développement rapide de la capitale. Un projet révolutionnaire Le Corbusier, qui en 1929 a déjà aménagé la Péniche Louise-Catherine en asile de nuit flottant et réalisé l’extension du Palais du Peuple, se lance donc dans la construction d’une « cité » pour accueillir les nécessiteux.

Projet révolutionnaire

Ce projet est révolutionnaire pour l’époque, et Le Corbusier emploie pour le mettre en oeuvre des techniques tout aussi révolutionnaires, puisque cet édifice est un des premiers à être doté de l’air conditionné. Il est aussi recouvert d’une façade en verre, détruite par une bombe en 1944 et rem-placée par des vitres coulis-santes et un pare-soleil, plus adaptés aux populations accueillies.

En 1978, les dortoirs du Refuge sont divisés en espaces privatifs, et un bâtiment annexe est construit afin d’offrir 75 chambres supplémentaires. Il est appelé «Centre Espoir». En 1992, l’édifice de Le Corbusier est classé Monument historique.

Des projets de réaménagement sont actuellement en réalisation pour améliorer le cadre de vie des usagers, et aussi mettre aux normes de sécurité actuelles ce Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) désormais baptisé «Cité de Refuge-Centre Espoir».

Inscrit bientôt au patrimoine de l'UNESCO

Jean-Pierre Duport, président de la Fondation Le Corbusier, porte aujourd’hui le dossier de l’inscription de la Cité de Refuge-Centre Espoir et d’une vingtaine de créations majeures de l’oeuvre architecturale de Le Corbusier au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.