Armée du Salut - Établissements - Actualités

NewsletterSalut

Abonnez-vous à notre Lettre d'information :

Accès rapide
Sondage express

Quelle action de solidarité préférez-vous entreprendre pour combattre la pauvreté ?

votes: 7111
17% 17 %
63.7% 63.7 %
14.3% 14.3 %
5.1% 5.1 %
Vous êtes ici : Accueil > Armée du Salut > Notre Histoire > Lieux de vie et de mémoire > Le Palais de la Femme
  • Favoris
  • Partager
  • Imprimer

Un lieu d'accueil pour les femmes

Le Palais de la Femme, situé 94 rue de Charonne à Paris, est un établissement de la Fondation Armée du Salut destiné à l'accueil des jeunes filles et femmes seules.

La plupart des faits rapportés ici sont issus du livre "Des lieux d'histoire pour reconstruire des vies".

1641 - 1904 : un couvent

Le bâtiment actuel est construit à l’emplacement de l’ancien couvent des Filles-de-la-Croix. Cette communauté dominicaine s’est établie en 1641 sur un vaste domaine de quarante-deux hectares.

Cyrano de Bergerac aurait été inhumé dans le cimetière du couvent, en 1655, grâce au privilège accordé par sa tante, la prieure Catherine de Cyrano. On dit que le lieu où il repose se trouverait « sous le meuble du fond de la bibliothèque du Palais de la femme ».

Expulsées en 1792, les religieuses ne réintégreront les lieux qu’en 1825, comme simples locataires. En 1888, le percement de la rue Faidherbe ampute la propriété. Le couvent est fermé en 1904, et démoli deux ans plus tard.

1904 - 1926 : Le Groupe des maisons ouvrières

De 1904 à 1910, le terrain de l'ancien couvent des Filles-de-la-Croix reste inoccupé.

En 1910, les architectes Labussière et Longerey édifient pour la Fondation "Groupe des Maisons Ouvrières" un "hôtel populaire pour hommes célibataires", le premier du genre en France. L’édifice comprend alors sept cent quarante trois chambres, sur une surface au sol de plus de trois mille sept cent mètres carrés.

En 1914, la Grande Guerre vide la population du foyer constitué d'hommes célibataires appelés à se battre. Le bâtiment devient, provisoirement, un hôpital de guerre. L'armistice de 1919 est l'occasion pour le Ministère des Pensions d'y installer ses bureaux, qu'il déménagera dès 1924.

Particulièrement sensibilisée à la précarité à laquelle sont livrées les jeunes femmes seules, l’Armée du Salut veut racheter le bâtiment. Albin Peyron, chef de l’Armée du Salut en France, est un homme entreprenant. Pour réunir les trois millions cinq cents mille francs-or nécessaires à l’acquisition, soit un peu plus de onze millions de francs papier de l’époque, il lance, en janvier 1926, une grande campagne de souscription.

Secondé par son épouse Blanche Peyron, il constitue un Comité d’honneur. Le Président de la République, Gaston Doumergue, accorde son haut patronage. De Paris et de province, les dons affluent. Un don de mille francs permet l’aménagement d’une chambrette d’environ neuf mètres carrés, qui sera louée cent, cent vingt ou cent cinquante francs par mois. Les donateurs peuvent faire apposer leur nom ou une exhortation sur les portes des chambres.

L’inauguration a lieu le 23 juin 1926.

1926 - Aujourd'hui : un lieu d'accueil pour les femmes

Depuis 1926, le but premier du Palais de la femme n'a pas changé : offrir un lieu sûr et un havre de paix qui accueille des jeunes filles et femmes seules. C'est ce que cet établissement va faire tout au long du XXème siècle et ce qu'il continue à faire aujourd'hui.

Ces 630 chambres ont cependant bien vieilli et des travaux de réhabilitation devraient permettre d'en augmenter le confort.