Armée du Salut - Établissements - Actualités

NewsletterSalut

Abonnez-vous à notre Lettre d'information :

Accès rapide
Sondage express

Quelle action de solidarité préférez-vous entreprendre pour combattre la pauvreté ?

votes: 7139
17% 17 %
63.6% 63.6 %
14.3% 14.3 %
5.1% 5.1 %
Vous êtes ici : Accueil > Armée du Salut > Notre Histoire > Lieux de vie et de mémoire > Résidence William Booth
  • Favoris
  • Partager
  • Imprimer

Le Foyer du Peuple

Implanté dans les quartiers Nord, l'établissement de Marseille est auprès des personnes en difficulté depuis 1930.

A l'origine, une ancienne tannerie

En 1930, l'Armée du Salut achète une ancienne tannerie dans les quartiers nord de Marseille et l'aménage en centre d'accueil pour 400 hommes, appelé le Foyer du Peuple.

Pendant des années, sa vocation première fut l'accueil d'urgence en réponse aux nécessités immédiates pour des populations démunies de tout. Vivant au rythme des événements, il a vu arriver les chômeurs de la crise des années 30, les hommes pris dans la tourmente des années 40, les anciens bagnards de Guyane, les rapatriés d'Algérie et bien d'autres.

La création d'ateliers

Au fil des années, ce lieu a vécu plusieurs transformations du bâtiment et a connu plusieurs évolutions, entraînant une augmentation du nombre de salariés, permettant de faire progresser la qualité de l'accueil.

C'est ainsi que dans les années 70, un service de réadaptation par le travail fut mis en place, permettant d'occuper certains pensionnaires dans divers services de l'établissement (cuisine, hôtellerie, lingerie, entretien) et dans des ateliers annexes. Dans le cadre de ces activités, les bénéficiaires, en plus de la pension gratuite, recevaient un pécule.

Les ateliers étaient regroupés dans une usine désaffectée proche du foyer. Ils se composaient de plusieurs services : menuiserie, mécanique, tapisserie, matelasserie. Celle-ci effectuait notamment la réfection de la literie des hôpitaux de l'Assistance Publique. Une laverie travaillait avec d'autres centres d'hébergement ainsi qu'un service de ramassage qui récupérait cartons, journaux, vêtements, meubles. Certains objets alimentaient le magasin de vente de brocante et de friperie. D'autres pensionnaires valorisaient les cartons, papiers, textiles, en vue du recyclage des matières premières.

L'objectif était de réapprendre à ces personnes des automatismes par des habitudes régulières de travail (ponctualité - assiduité - rendement) et de leur redonner goût à exercer une activité professionnelle.

Un établissement qui évolue

Puis, la parution d'un text en 1991 demande aux CHRS de mieux adapter leur activité par rapport à

    * la définition actualisée de leurs missions ;
    * un encadrement et un personnel qualifié efficace, capable d'accompagner l'évolution personnelle de chaque personne accueillie ;
    * un travail en partenariat de l'établissement avec les autres organismes sociaux ;
    * des conditions d'accueil respectant la dignité des personnes, favorisant l'épanouissement et le retour à un mode de vie autonome.

Vers 1993, soucieuse de réaliser au mieux ces nouveaux objectifs, la réhabilitation des locaux, devenus inadaptés avec ses anciens dortoirs, a été décidée. En parallèle, un plan de redéploiement fut élaboré, définissant de nouveaux objectifs à atteindre, avec à la clé un projet pédagogique clairement défini. Ceci entraîna un remaniement complet du personnel suivi de mutations, de formations, de suppressions, mais aussi de créations de nouveaux postes, surtout en ce qui concerne l'équipe socio-éducative.

Le service le plus touché par cette restructuration fut celui des " ateliers " qui a dû être supprimé. En effet, dans sa forme existante, indépendamment de son coût élevé, il ne constituait plus un véritable outil d'insertion.

L'établissement poursuit sa vocation d'accueil en complétant l'hébergement en CHRS par 11 studios et un service de suite. Les professionnels de l’action sociale et médico-sociale de la Résidence William Booth se concentrent sur le suivi individuel en vue de la réinsertion. Deux initiatives complètent l’action au quotidien du CHRS :

- Parmi les hommes accueillis, une convention annuelle avec la DDASS prévoit 8 places ainsi qu’un suivi spécifique de personnes atteintes du VIH.
- Un partenariat conclu avec les « Restos du cœur » permet la préparation de repas en plus de ceux distribués dans un restaurant mobile par la Fondation Armée du Salut et ses bénévoles.