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Les réponses de l'Armée du Salut face à la précarisation des personnes âgées

Le printemps 2010 a vu naître deux nouveaux établissements de l’Armée du Salut spécialisés dans l'accueil de personnes âgées dépendantes : la résidence Boris Antonoff à Saint-Malo, et la résidence Olive et Germain Braquehais à Bormes-les-Mimosas. Ces établissements viennent étoffer le dispositif existant qui comptait déjà 4 établissements spécialisés dans l'accueil des personnes âgées. En 2011, une nouvelle résidence pour personnes handicapées vieillissantes ouvrira ses portes à Marseille, et à l'horizon de 2012-2013 trois nouveaux EHPADs ouvriront en Alsace. Ces projets font parti de nos réponses face à la dépendance de nos aînés les plus défavorisés.

Les résidents s'apprêtent à prendre le repas dans le restaurant du Centre

« Le Château », Centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR) : les ressources des patients ne sont pas un critère d'admission.

Au Château, unique SSR de la Fondation, implanté à Saint-Georges-les-Bains (Vallée du Rhône), la forte cohésion d'une équipe pluridisciplinaire garantit aux patients sortant d'hospitalisation une prise en charge globale.

Ici, 60 % des patients accueillis ont plus de 70 ans. Certains sont désocialisés et vivent dans des conditions précaires « une réalité bien différente de celle d’autres SSR, qui écartent les patients considérés comme « peu rentables », analyse la directrice. L'établissement associe professionnalisme et chaleur humaine. En 2009, le Château  a accueilli 387 patients.

Tonneins

Un atelier confiture : les résidants préparent des pots de confiture dans le cadre de la journée porte ouverte de leur établissement, une manière de participation active à la vie de l'établissement.

« Le Soleil d’automne », Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : Nous souhaitons accorder nos valeurs à nos pratiques.

« Le Soleil d’automne » accueille 50 résidents.

L’EHPAD est agréé pour recevoir les bénéficiaires de l’aide au logement et de l’aide sociale. « Au Soleil d’automne, on estime que seuls 4 résidents sur 50 perçoivent une retraite permettant de couvrir l’intégralité de la facture de leur séjour » précise Thierry Silva, directeur de la résidence.

La moitié d’entre eux sont aidés par leurs famille ou ont mobilisé leurs économies (vente de leur logement par exemple). Quant à la seconde moitié, ses moyens comme ceux de sa famille se révélant insuffisants, le Conseil Général apporte la différence entre les ressources de la personne et le montant de son prix de séjour. Il est cependant laissé à la personne 10% de ses ressources, avec un minimum de 225€ mensuels, qui lui permettent de payer ses frais annexes.

A la demande d’un résident ou de sa famille, la Fondation de l’Armée du Salut peut intervenir en apportant un complément. « Il s’agit d’un soutien financier individuel exceptionnel de la Fondation et donc des donateurs », explique le directeur. Son montant est de 5€ par jour, ce qui peut représenter près de 10% de la facture mensuelle dans notre établissement. Cette action ne répond pas à une exigence règlementaire, c’est une de nos manières de mettre en pratique nos valeurs.

Chantilly

Un atelier pâtisserie est organisé en vue d’une journée de la participation

« L’Arc en Ciel », Etablissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : Les inégalités se révèlent dans la vie quotidienne

Dans l’Oise, la résidence de l’Arc en Ciel accueille 53 personnes âgées.

Les résidents de l’Arc en Ciel viennent de milieux modestes. Leurs parcours de vie parfois très chaotiques ne leur ont pas toujours permis de bénéficier d’une protection de santé adaptée. Les bénéficiaires de l’aide sociale sous tutelle d’organisme ne sont pas forcément les plus démunis, ils peuvent bénéficier de mutuelles de groupe et sont souvent bien protégés. Les personnes sous tutelle familiale et bénéficiant de l’aide sociale sont en revanche fragilisées, même si les familles font souvent d’importants efforts pour financer des mutuelles adaptées. « Les inégalités d’accès risquent de se creuser avec l’écart grandissant entre les retraites perçues par nos aînés et le prix de journées des établissements », précise Martine Vwanza, directrice de l’établissement. L’aide à domicile va devoir répondre aux besoins des personnes non bénéficiaires de l’aide sociale mais n’ayant pas la possibilité d’être accueillies en résidence.


Eric Yapoudjian

L’aide à domicile, un enjeu pour l’avenir : Eric Yapoudjian, Directeur de programme soins-handicap-dépendance.

Les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes ne sont pas la seule réponse à donner en terme d’accompagnement de nos aînés. L’admission en résidence ne doit pas être la seule solution pour accompagner la dépendance.

L’accueil de jour ou un accompagnement spécifique à domicile, sont entre autre des services complémentaires pour les personnes âgées. Notre responsabilité en tant que professionnels est d’assurer un accompagnement dans le respect de la personne, valeur incontournable de nos pratiques. S’il n’y a pas de respect de l’être humain, toutes les valeurs qui l’accompagnent, écoute, dignité… n’ont pas de sens.

Tout homme ou femme fragilisé par l’âge peut à un moment avoir besoin d’une aide pour les gestes de la vie courante. Notre volonté est d’aller vers une articulation entre l’Ehpad, son accueil de jour et l’aide à domicile sollicitée par les personnes âgées. Notre société vieillie et l’espérance de vie s’allonge, d’ici 2015, 400 000 emplois doivent être créés pour l’aide aux aînés. Le nombre croissant de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou autres maladies constituent un enjeu pour l’avenir.

Nous souhaitons maintenir et développer la qualité des soins pour les personnes âgées, quelque soit leur situation. Notre engagement : proposer aux aînés une meilleure qualité de service et une offre réfléchie, adaptée à leurs besoins.

Tribune

Alain Raoul

Garantir à chacun une vie digne
Alain Raoul, Directeur Général de la Fondation de l'Armée du Salut

La santé, qu’elle soit physique ou psychique, des personnes accueillies dans nos établissements fait l’objet de l’attention et du travail de toutes les équipes. Elle est une condition nécessaire pour garantir à chaque personne une vie digne et un parcours ouvert sur l’avenir.

La santé des personnes accueillies dépend de leur histoire, de leurs liens sociaux et de leurs ressources matérielles.

L’égal accès aux soins pour tous les citoyens de notre pays est aujourd’hui remis en cause. Les orientations gestionnaires tendent à supplanter la recherche de la qualité des soins pour tous.

Pour répondre à ces évolutions, la Fondation soutient sur le terrain le travail qui innove, en faisant davantage appel à la pluridisciplinarité, à l’échange des pratiques, à l’anticipation de nouveaux besoins. Un effort d’innovation qui ne doit pas faiblir !