Témoignage

Michaela : 30 ans de bénévolat et toujours engagée

Publie le : 2 septembre 2016
Texte présentation

Michaela travaille dans le milieu de l’informatique. Elle est bénévole à l’Armée du Salut depuis plus de deux ans. D’abord bénévole à l’épicerie sociale de Paris, elle est récemment devenue une des coordinatrices de l’équipe de bénévoles des « Soupes de nuit » à Paris, ces distributions alimentaires d’urgence pour personnes en difficulté.

Image à la une
Michaela Bénévole Armée du Salut Soupes de Nuit Paris
Blocks
Redacteur
Block: Texte + Image
Image
Michaëla Bénévole Armée du Salut Soupes de Nuit Paris
Texte

J’ai commencé en juillet 2014 à l’épicerie sociale et on m’a très vite proposé d’autres activités, des nouvelles expériences et des rencontres avec des gens différents. Exactement ce que j’attendais. Je participe régulièrement aux collectes alimentaires dans les supermarchés, à l’emballage de cadeaux à Noël, à certaines activités au Palais de la Femme, qui accueille 280 femmes en difficulté, et aux distributions alimentaires ponctuellement organisées pour les migrants. Et deux à trois fois par semaine, je vais à la caserne Château Landon (Paris Xe) pour aider à la distribution des « Soupes de nuit », qui a lieu tous les soirs, toute l’année de 18h30 à 20h30.

Depuis plus de 30 ans, je fais du bénévolat pendant mon temps libre. En Belgique, où je vivais avant, j’ai été bénévole, dans les années 1990, de façon ponctuelle : de temps en temps j’allais avec une amie pendant Noël servir des repas de la Croix-Rouge aux personnes sans abri. Ensuite, j’ai commencé une activité d’animation dans une maison de retraite. En 2010, à mon arrivée en France et plus précisément dans le Sud-ouest, j’ai été secrétaire bénévole aux Accueils des Villes Françaises (AVF).

Texte

Depuis plus de 30 ans, je fais du bénévolat pendant mon temps libre. En Belgique, où je vivais avant, j’ai été bénévole, dans les années 1990, de façon ponctuelle : de temps en temps j’allais avec une amie pendant Noël servir des repas de la Croix-Rouge aux personnes sans abri. Ensuite, j’ai commencé une activité d’animation dans une maison de retraite. En 2010, à mon arrivée en France et plus précisément dans le Sud-ouest, j’ai été secrétaire bénévole aux Accueils des Villes Françaises (AVF).

Des rencontres enrichissantes

Puis, j’ai été visiteuse bénévole pour l’association Visites des Malades en Etablissements Hospitaliers (VMEH) dans une maison de retraite. Enfin en 2012, j’ai passé une semaine avec les hospitalières (bénévoles de Lourdes). Avec d’autres bénévoles, nous avons accompagné des personnes handicapées à l’église et j’ai aidé les équipes dans les cuisines et préparé les tables avant les repas.

Image
Distribution alimentaire urgence migrants Paris
Texte

J’ai connu l’Armée du Salut à travers ses fanfares. A Montréal, à Bruxelles, à Castres et à Paris, j’ai toujours vu des salutistes devant les Grands magasins à Paris, par exemple. J’ai toujours entendu leur cloche et toujours vu les marmites. Et quand je suis arrivée à

Paris, en 2013, j’ai cherché une association qui est engagée dans la lutte contre l’exclusion. J’ai déposé ma candidature sur plusieurs sites internet, notamment celui de l’Armée du Salut et j’ai été contactée par le responsable du service bénévolat de l’Armée du Salut, le Major Glories. J’avais un rendez-vous le lendemain et commençais à l’épicerie sociale juste après l’entretien. La façon dont j’ai été accueillie et l’intégration rapide dans l’équipe m’ont donné envie de rester.

De 300 à 800 repas

La participation à la distribution de repas aux migrants érythréens, somalien, éthiopiens dans Paris, en novembre 2015, en mai 2016 et en juillet 2016. C’était une expérience différente et très enrichissante. Je suis partie à la rencontre d’êtres humains dont la situation génère en nous des sentiments contradictoires. Leur sort nous touche à la télé mais les conditions dans lesquelles ils s’installent en bas de nos immeubles nous dérangent.

Nous avons commencé avec 300 repas et au fur et à mesure des démantèlements et des réinstallations des camps nous sommes arrivés à en distribuer 800. Les distributions se succédaient pendant quelques jours ou deux semaines. Et c’était aux bénévoles qu’il incombe de faire respecter un semblant d’ordre et de sociabilité avec des personnes de culture et de nationalités différentes alors que celles-ci sont souvent aux bord de l’explosion du fait de la fatigue et de leurs conditions de vie déplorables.

L’Armée du Salut est une association qui donne de l’espoir en tendant une main à ceux qui, à un moment de leur vie, ont besoin d’aide. C’est une association sérieuse qui respecte ses engagements, quoi qu’il arrive et aussi les gens avec lesquels elle travaille. On n’a pas le temps de s’ennuyer parce qu’il y a une large palette d’activités différentes pour tous les tempéraments et les degrés d’engagement. Et surtout que ce que l’on retire sur un plan personnel va bien au-delà de l’investissement consenti.

Texte

Entrée, plat, dessert et boisson chaude ! C'est le menu proposé gratuitement et avec le sourire 7 jours sur 7, 365 jours par an aux bénéficiaires des soupes de nuit de l'Armée du Salut. 

Video, diagramme, etc
Nom, prénom témoignage
Michëla
Détail sur la personne
Bénévole à l'Armée du Salut