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« Reconnaître à sa juste valeur le travail des professionnels »

Publié le : 8 avril 2021
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Dans un courrier cosigné par la Fondation de l’Armée du Salut et adressé au Premier ministre le 6 avril, l’Uniopss demande une nouvelle fois la reconnaissance par l’Etat du travail réalisé par les professionnels du secteur social au service de la lutte contre la précarité, qui concerne 10 millions de nos concitoyens.

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« Alors que le pays est frappé violemment par une troisième vague de contaminations au covid19 et doit une nouvelle fois prendre des mesures pour tenter d’endiguer l’épidémie, l’Uniopss souhaite vous alerter quant à la nécessité de prendre en compte, à hauteur de son importance, le secteur social et ses professionnels dans l’ensemble des décisions prises dans la gestion de la crise sanitaire » : c’est par ce rappel du si difficile contexte social actuel que commence la lettre adressée, le 6 avril, au Premier ministre par Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss, dont la Fondation de l’Armée du Salut est co-fondatrice et membre.

Le travail de centaines de milliers de professionnels 
ont joué et continuent à jouer un rôle crucial pour des millions de personnes en (grande) vulnérabilité

Au cœur des arguments développés dans cette interpellation, et qui renvoient aux alertes associatives depuis 2020 : pour faire face à la crise sociale, fortement accentuée la crise sanitaire en cours depuis plus d’un an, le travail de centaines de milliers de professionnels intervenant dans les structures du social (et du médico-social) ont joué et continuent à jouer un rôle crucial pour que des millions de personnes en (grande) vulnérabilité ne sombrent pas. Comme le souligne le président de l’Uniopss, « leurs actions [sont] essentielles pour permettre la continuité de service indispensable dans les champs de l’hébergement, de l’insertion, de l’accès aux biens essentiels, de l’accompagnement social et de la lutte contre l’exclusion. Un paradoxe quand on constate que ces professionnels, à quelques champs spécifiques près, ne sont pas « indispensables à la gestion de la crise sanitaire » aux yeux des représentants de l’Etat.

Garantir leurs conditions de vie et de travail (responsabilité de familles, accès à la vaccination, revalorisation salariale, etc.) va de pair avec le renforcement du soutien des politiques publiques, jusqu’à aujourd’hui bien insuffisant, aux millions de personnes accompagnées en situation de précarité : « Il est indispensable de prendre en considération les associations et professionnels du secteur social dans l’ensemble des décisions prises dans la gestion de cette crise sanitaire afin que les conditions de vie des personnes accompagnées ne s’en trouvent pas encore plus dégradées. Il est également essentiel d’enfin reconnaitre à sa juste valeur le travail mené par l’ensemble des professionnels du secteur depuis le début de la crise sanitaire mais également dans son ensemble. »

Lire ici dans son intégralité la lettre adressée au Premier ministre.

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