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Portraits de passionnés au service des autres

Publié le : 1 octobre 2021
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Qu’ils agissent auprès des jeunes, des personnes âgées ou des personnes en difficulté, nous avons voulu vous faire rencontrer Yann, Delphine, Sabrina, Rodolphe et Emmanuel. Ils sont les visages et les sourires qui accueillent les plus fragiles d’entre nous. Le matin comme le soir, en semaine comme le week-end, c’est grâce à eux que l’accueil et l’accompagnement peuvent se faire. Parce que la bonne volonté ne suffit pas, ils se sont formés aux métiers qui sont aujourd’hui les leurs et continuent de le faire pour être à même de répondre aux nouvelles problématiques des publics qu’ils accueillent. Ils sont animés par une passion commune : trouver des solutions pour que les  plus fragiles puissent se faire une place dans la société.

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Yann, Delphine et Sabrina vous parlent de leur métier, de sa beauté, de ses difficultés. Tous les trois ont en commun de mettre l’humain au centre et de chercher à inventer la solution qui conviendra le mieux à chaque personne accueillie. Des portraits dont nous espérons qu’ils vous donneront envie de continuer à soutenir financièrement le monde associatif, avec l’objectif final de bâtir un monde plus juste, qui donne toute leur place aux personnes fragiles. 

Yann, animateur et créateur de lien social en Ehpad à Chantilly

Suivre Yann dans son quotidien n’est pas de tout repos : il passe d’une pièce à l’autre de la maison de retraite médicalisée avec un mot pour chacun, un geste de douceur pour la dame de 107 ans qui ne peut plus bouger mais qui capte son regard, une suggestion d’animation pour un petit groupe qui hésite à sortir. « Mon rôle est avant tout de créer du lien avec eux et entre eux. Les soins sont une sécurité, étant donné leur âge et leur état de santé, mais l’animation est le socle de la sociabilité, un vrai moteur pour leur autonomie. » Yann travaille là depuis vingt ans, sans avoir l’impression d’être dans la routine : « Il n’y a pas si longtemps, entrer dans une maison de retraite était un peu synonyme de renoncement. Or, c’est simplement une autre étape de vie, avec un rythme de vie différent. Je mise sur des formats participatifs, où chacun peut apporter un peu de soi : une habitude du jardinage, un talent culinaire, un goût pour la musique. » Il se  souvient d’une dame qui était entrée à l’Ehpad en fauteuil roulant, privée de la parole. Après quelques mois, elle remarchait et parlait comme tout le monde : « Il fallait qu’elle retrouve confiance dans ses capacités à être autonome.

Mon rôle est de les aider à vivre le mieux possible ce que leur état de santé leur permet de faire. » Ici, personne ne reste dans sa chambre et il n’y a plus de télévision dans la salle commune car elle créait de l’apathie. « C’est moi qui me déplace vers eux, selon l’endroit où ils ont choisi d’être. J’improvise un jeu d’adresse sous les arbres si certains s’y sont installés pour rechercher l’ombre, je fais la revue de presse dans le hall où ils aiment commenter le journal. Les personnes âgées sont chez elles ici : j’envisage mon métier comme si j’étais invité dans leur maison. L’idée est de les distraire et de les stimuler, et surtout pas de les forcer à quoi que ce soit. » Il redouble de petites attentions envers les personnes qui traversent une période difficile : il distribue par exemple le courrier dans les chambres, pour pouvoir déceler si quelque chose ne va pas, en tête à tête. Un souci de motricité qui n’existait pas auparavant ? Il adapte son activité de gymnastique douce pour y remédier. Une nostalgie de voyage ? Il imagine un atelier où chacun peut raconter ses souvenirs de vacances tout en exerçant sa mémoire.

A Nantes, Rose est infirmière à la maison de retraite de la Fondation de l’Armée du Salut. Depuis dix ans, elle est au chevet des personnes âgées dépendantes dans les maisons de retraite médicalisées. Rose nous partage son parcours, ses idées et ses valeurs qui les ont amenées à choisir le métier d’infirmière auprès des seniors.

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Delphine, coordinatrice visionnaire de l’aide alimentaire à Paris

Une dizaine de bénévoles s’activent dans ce qui était encore un réfectoire avant la pandémie. Ils préparent près de 500 paniers-repas qui seront distribués dans  moins d’une heure. Delphine explique : « Il a fallu s’adapter à la situation sanitaire et réorganiser nos activités. Nos distributions s’adressent habituellement à ceux qui n’ont plus rien et les repas sont pris assis, avec la possibilité de créer un lien avec les équipes de bénévoles. L’objectif étant que, à leur rythme, ils saisissent la 
main tendue pour entreprendre un parcours de réinsertion. La crise sanitaire a bousculé ce rythme du temps long, et nous avons dû repenser notre rôle et nos moyens d’action : nous nous sommes reconvertis en plateforme de redistribution alimentaire, en partenariat avec d’autres acteurs associatifs. » Delphine insiste sur l’importance de cette entraide qui a aussi permis d’aller à la rencontre des plus fragiles : « Pendant le premier confinement, nous sommes allés dans les campements, où la situation sanitaire empêchait tout espoir de manger à sa faim. Nous avons aussi visité les hôtels sociaux des environs, pour nous assurer que les familles isolées aient de quoi subvenir aux besoins les plus élémentaires, malgré la pandémie. » Delphine songe déjà à l’après : « Nous allons créer une activité de cuisine partagée dans nos locaux. L’objectif reste d’aider les personnes à la rue, mais aussi d’ouvrir les portes de notre établissement à des femmes isolées avec enfants, vivant par exemple en hôtel social et qui aimeraient pouvoir préparer des repas à leur façon, en retrouvant leur rôle de maman à part entière. La nourriture, c’est la dignité.

Joël. Coordinateur de la maraude "Bonjour" de la Fondation de l'Armée du Salut, il rencontre tous les jours celles et ceux qui sont tombées à la rue. Sa présence répond plus que jamais à un besoin fondamental : distribuer tous les matins un petit-déjeuner aux sans-abris isolés, fragilisés par la crise sanitaire et leur offrir un lien social, si vital. Immersion dans une maraude cruciale pour la survie alimentaire comme sociale des sans-abris.

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Sabrina, éducatrice spécialisée au grand coeur auprès des enfants, à Saint-Malo

Je travaille dans une maison d’enfants qui accueille des jeunes placés par l’Aide sociale à l’enfance ou par un juge. Je m’occupe des plus jeunes, qui ont entre 3 et 9 ans. Mon métier est d’accompagner les enfants dans leur vie quotidienne, de vivre avec eux, du lever au coucher, avec un soutien particulier dans les moments clés de leur journée : les repas, le retour de l’école, les soins médicaux, les étapes d’autonomie comme les passages de classe. Il s’agit d’enfants qui ont connu des carences éducatives ou de la maltraitance. Une présence stable, ferme et chaleureuse est indispensable à leur reconstruction : ils ont besoin de réapprendre les codes de la vie en société, la confiance dans les adultes et l’espoir en un avenir serein. » Sabrina va au-delà de son rôle éducatif, parce que l’affection est fondamentale pour ces petits qui n’ont parfois connu que la vie en établissement : « Je m’occupe de chaque enfant en fonction de son histoire et de ses besoins. S’il a des angoisses le soir, je le prends à part et je lui raconte une histoire en lui faisant de petits massages. S’il est timide, je l’aide à intégrer le groupe et à se faire des copains. S’il a mal, je veille sur lui le temps que la douleur et la peur s’estompent. »

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