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Acccompagner au mieux une vie qui s’éteint

Publie le : 16 juillet 2019
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La Fondation de l’Armée du Salut dispose de dix maisons de retraite médicalisées (Ehpad) en France. Pour les personnes qui sont en fin de vie, mourir dignement entourées de leur famille plutôt qu’à l’hôpital est essentiel. Comment accompagner ce dernier souffle ? Comment adapter l’accompagnement des équipes en adoptant les bons gestes et la bonne attitude ? Comment respecter les dernières volontés ? Rodophe Lux, directeur de l’Ephad l’Arc En Ciel à Chantilly, nous livre ses réponses.

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Acccompagner au mieux une vie qui s’éteint - Romain Staropoli - juin 2016
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Accompagner les familles aussi 

« Nous accompagnons nos résidents, bien sûr, mais aussi leurs familles qui ont besoin, elles aussi, d’être soutenues lorsque s’en vont ceux qu’elles ont aimés. Notre attention est globale en cette période sensible d’une vie qui s’éteint », précise Rodolphe Lux. Les personnes qui entrent en Ehpad sont de plus en plus âgées, souvent dans un état de santé dégradé qui ne leur permet plus de vivre de façon autonome chez elles. Dans cet établissement du centre-ville de Chantilly, près de 12 personnes décèdent en moyenne chaque année. La résidence a su adapter son mode de fonctionnement pour que la fin de vie s’intègre au mieux dans le quotidien de la résidence. Un suivi particulier entre le personnel médical et les proches facilite le dialogue et le respect des dernières volontés, un dispositif d’hospitalisation à domicile permet un encadrement médical renforcé, et les familles peuvent être présentes en permanence pour les derniers moments. Des lits pliants et des repas sont par exemple mis à leur disposition. 
 

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Former toutes les équipes 

« L’accompagnement en fin de vie est avant tout un passage où la bienveillance et la compassion priment, explique Rodolphe Lux. C’est aussi une étape qui nécessite d’être préparée, pour que l’émotion ne submerge pas le soignant, par exemple, ce qui aurait des conséquences négatives sur la qualité des soins. » À Chantilly, c’est d’ailleurs l’ensemble de l’équipe, y compris le personnel administratif, qui a été formé. « L’attachement est fréquent, parce que les résidents vivent vraiment comme dans une maison, avec des repères, des souvenirs communs, renchérit Cindy Peyrard, infirmière coordinatrice. La formation est cruciale pour nous aider à gérer nos émotions à l’approche d’un décès. » Il y a quelques années encore, les personnes en fi n de vie quittaient la résidence pour décéder à l’hôpital, dans un cadre très médicalisé. De plus en plus de soignants souhaitent désormais accompagner jusqu’au bout les résidents, en refusant cette déshumanisation des soins des derniers moments de la vie.
 

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