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L’activité économique, clef de l’autonomie des femmes au Burkina Faso

Publie le : 1 juillet 2019
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Le Burkina Faso est le 130e pays où l’Armée du Salut s’est implantée pour accompagner les populations défavorisées d’Afrique de l’Ouest. Interview du capitaine André Togo, qui nous parle de sa mission dans un pays dont la devise est « Unité, progrès, justice ».
 

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L’activité économique, clef de l’autonomie des femmes au Burkina Faso
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Capitaine Togo, quelle est votre mission sur place ?

C’est le général André Cox, le chef de l’Armée du Salut au niveau mondial, qui a décidé en 2018 de notre implantation au Burkina Faso, ancienne république de Haute-Volta. De nombreux risques pèsent sur ce pays plein d’atouts : la malnutrition, liée aux épisodes climatiques de sécheresse sévère ou aux pluies torrentielles, un accès insuffisant à la santé, au logement et à l’emploi, une pauvreté générale qui contraint femmes et enfants à travailler dans des conditions très pénibles, et, enfin, une fragilité politique liée au terrorisme islamiste dans les pays frontaliers. C’est dans ce contexte difficile que nous avons commencé à poser les bases d’une aide humanitaire qui s’adresse en priorité aux femmes, dont les veuves, particulièrement confrontées à l’extrême pauvreté. Nos efforts portent donc sur le développement d’activités artisanales, qui génèrent des revenus, et contribuent à leur autonomie financière.

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Ce sont 80 familles rurales qui sont aujourd'hui prises en charge par notre équipe

 

Comment êtes-vous organisés ? Quels sont vos projets à moyen terme ?

Les activités tournent autour de l’entretien de la terre, pour que les femmes apprennent à cultiver, à fertiliser les sols en maîtrisant l’eau et à vendre le fruit de leurs récoltes. C’est donc un accompagnement social fondé sur la coopération, avec un objectif de développement des ressources locales. Les femmes apprennent un métier tout en étant proches de leurs enfants, qui peuvent quant à eux aller à l’école, avec un accès aux soins, à l’hygiène et au logement. Notre travail est communautaire, au sens où il s’agit de créer un territoire viable et pérenne, où elles pourront vivre dignement du fruit de leurs activités artisanales et agricoles. Par extension, ce sont 80 familles rurales qui sont aujourd'hui prises en charge par notre équipe de cinq personnes. Notre service social est actif dans les communautés de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Poessin et Loumbila.

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