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Le vélo, un coup de pouce contre l’exclusion sociale

Publie le : 26 juillet 2016
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Ils sont jeunes ou âgés, certains ont été à la rue, d’autres sont sans emploi, avec ou sans ressources, avec ou sans permis de conduire. Mais ils ont un point en commun : le vélo. Fini le choix entre marche à pied ou fraude dans les transports, les résidents du Bon Foyer, centre d’hébergement et de réinsertion sociale de la Fondation de l’Armée du Salut, à Mulhouse peuvent maintenant se déplacer librement en ville à vélo.

« Leurs moyens financiers sont souvent limités. Faute d’avoir une carte de transport, ils ont souvent des amendes qui s’accumulent et finissent par être majorées », explique Didier Pfister, travailleur social au Bon Foyer.

Les dépenses liées au transport peuvent peser lourd dans le budget

Aides au permis de conduire, carte de réduction pour les transports, ticket de bus à tarif réduit. Malgré les aides proposées, celles-ci restent très diverses selon les villes, départements ou régions. Comprises entre 100 et 200 euros par mois, pour une personne seule (source Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale), les dépenses liées aux transports peuvent peser très lourd dans le budget des personnes qui recherchent un emploi ou qui n’ont pas de ressources. La faiblesse de leur revenu entame alors leur capacité de déplacement et c’est l’ensemble de leur réinsertion et de leur vie sociale qui en souffrent.

Selon Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale, en 2014, « la France comptait entre 6 et 8 millions de précaires de la mobilité ».

« Cela m’aide d’avoir un vélo pour aller faire mes démarches à la CAF ou faire des stages », reconnaît Thomas, 19 ans, qui est accueilli au Bon Foyer. Les vélos servent aussi aux salariés de l’établissement en contrats aidés qui n’ont pas de moyen de locomotion et qui peuvent ainsi venir travailler à vélo.

Des vélos, des gilets et des casques neufs

C’est Didier Pfister qui a trouvé l’idée d’acheter des vélos et les mettre à disposition des résidents du Bon Foyer. « Dix vélos neufs ainsi que des casques, gilets fluo, sacs à dos et cadenas ont été acheté », précise Didier. La société Airnautic, leader européen dans l’affrètement d’avions a versé 2400 euros pour nous aider à acheter le tout et la Fondation de l’Armée du Salut a mis 600 euros.

Tous les jours entre 8 heures et 9 heures, les résidents peuvent venir emprunter un vélo. Et le soir, entre 17 heures et 18 heures, ils doivent retourner le vélo. En plus des déplacements en ville, les vélos permettront aussi aux résidents d’organiser des balades le week-end pour découvrir Mulhouse et sa région.

Reprendre confiance en soi

Mais comment gérer les entrées et sorties, la réparation des deux-roues ? Laurent Horn, qui gère les ateliers d’insertion professionnelle du Bon Foyer, a proposé à deux résidents de faire partie de l’aventure. Karim s’occupe de réparer les vélos et Muriel organise la réservation des vélos ainsi que l’emprunt des vélos le matin et leur retour le soir.

L’investissement des résidents est donc un moyen de les encourager à s’impliquer dans la vie de l’établissement, de leur donner des responsabilités et confiance en soi.

Si vous avez des vélos en bon état que vous n’utilisez plus, vous pouvez les apporter au Bon Foyer, 24, rue de l'Ile Napoléon, 68070 Mulhouse, tél : 03 89 44 43 56.

Un grand merci à vous !

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