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Une vie bien remplie malgré un lourd handicap

Publie le : 5 septembre 2019
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Michel est atteint de déficience intellectuelle profonde. Il est né en juillet 1948 dans une famille en grande précarité. Sa mère, atteinte de troubles psychiques lourds et d’alcoolisme, l’abandonne assez jeune. Son père ne l’a jamais connu et son beau-père est décédé très jeune. Michel grandit alors à la Fondation Protestante Sonnenhof à Bischwiller en Alsace où il aime travailler à la ferme.

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En 1969, Michel, à peine majeur, est embauché comme commis de cuisine par le major Jean César, alors directeur au Foyer du Jeune Homme à Strasbourg. Un logement lui est proposé à proximité de l’établissement dans lequel il travaille. Très rigoureux, Michel est très apprécié par ses collègues à la cuisine. Malheureusement, comme beaucoup de personnes déficientes intellectuelles, il est rapidement le souffre-douleur des jeunes délinquants accueillis au Foyer qui lui soutirent régulièrement de l’argent. Sa mère s’installe à son tour chez lui et lui demande de satisfaire à tous ses caprices : alcool, cigarettes...

La maladie de Parkinson amoindrit ses capacités à vivre en autonomie

C’est à cette période qu’il confie ses déboires à l’un de ses collègues de travail. N’étant pas reconnu comme travailleur handicapé, Michel ne bénéficiait d’aucune protection particulière, ni d’un poste de travail aménagé. Ses collègues commencent alors à faire des démarches et à prendre des dispositions pour le mettre en sécurité. Un éducateur du
Foyer s’occupe de lui et commence peu à peu de nombreuses démarches pour que la fragilité de Michel soit reconnue et que des mesures adaptées soient mises en place. Un nouveau logement lui est trouvé dans une annexe du Foyer, à proximité du logement d’une officière qui veille sur lui. Le banquier est sensibilisé à la situation particulière de Michel.

Ayant été éduqué dans la foi chrétienne au Sonnenhof, c’est tout naturellement que Michel se rend au poste de Strasbourg pour les différentes activités. Travaillant à
l’Armée du Salut, il est heureux de rester dans cet environnement. Il aime rendre service et dès qu’il le peut, c’est avec beaucoup de plaisir qu’il est disponible pour porter les charges lourdes, faire du jardinage, ou participer aux différentes sorties.

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« Chez lui », à l’Armée du Salut

La modernisation de l’équipement de la cuisine de collectivité et l’utilisation de plus en plus fréquente d’appareils électro-ménagers marque une rupture dans le métier exercé par Michel. Ne pouvant plus l’exercer, il sera embauché à la Banque alimentaire du Bas-Rhin où il restera jusqu’à sa retraite.

La maladie de Parkinson amoindrit les capacités de Michel à vivre en autonomie. Il faut envisager une solution de prise en charge dans un établissement adapté pour les personnes handicapées vieillissantes. C’est à la même période que la Fondation de l’Armée du Salut ouvre la Résidence Laury Munch Résidence Laury Munch, un EHPAD-FAM (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes et un Foyer d'accueil médicalisé pour des personnes handicapées vieillissantes) à Strasbourg. Il y est accueilli en tant que résident. 

Michel se retrouve alors « chez lui », à l’Armée du Salut. Il participe avec assiduité aux animations de l’aumônerie proposées par la major Karen Etcheverry et le poste de Strasbourg. C’est très important pour lui. Et même s’il est difficile pour Michel de s’exprimer, il chantonne toujours les cantiques avec enthousiasme. 

Cécile Clément
 

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